Agence Sanitaire et Sociale de la Nouvelle-Calédonie - Enquête IST 2012
Accueil L'espace professionnel Santé sexuelle Prévalence des IST en NC

Enquête IST 2012

Imprimer
enqute_IST_accroche


Etat de la question
La France a enregistré à partir de l'an 2000 et depuis un peu plus d'une décennie, une recrudescence des maladies sexuellement transmissibles (IST) notamment les infections à Chlamydia trachomatis, à Neisseria gonorrheae et surtout à Treponema pallidum [1,9].

Cette recrudescence semble avoir gagnée l'ensemble du territoire y compris un territoire ultra-marin comme celui de l'île de la Réunion mais plus tardivement à partir de 2006 [10,13][1].

La Nouvelle-Calédonie ne bénéficie à ce jour, que d'estimations de prévalence d'une très grande variabilité, obtenues de façon empirique en populations spécifiques.

De même ses grands voisins océaniens rapportent des taux alarmants mais également hétérogènes, avec des méthodologies d'estimation non standardisées donc difficilement comparables [14,21]1.

Objectif
Construire des estimateurs de prévalence fiables de trois infections sexuellement transmissibles (IST) (Chlamydia, Gonococcies, Syphilis) menée en 2012 auprès de la population générale de la Nouvelle-Calédonie, afin d'appuyer des nouvelles orientations IST du programme santé sexuelle de l'ASS-NC.

(1) Bibliographie en bas de page.



Les calédoniens de la population générale de la Nouvelle-Calédonie, âgés de 18 à 49 ans.
 


Etude transversale à visée descriptive selon un plan de sondage aléatoire en grappes proportionnel stratifié à trois degrés.

Unités primaires : Stratification de la Nouvelle-Calédonie en 5 grandes zones géographiques avec tirage exhaustif des 5 strates.

Unités secondaires : tirage aléatoire proportionnel stratifié de 45 grappes homogènes composées d'environ 2600 habitants, représentant des communes, regroupement de communes ou subdivisions de communes. Chaque grappe est pourvue d'une offre de soins de première ligne constituée de dispensaires et/ou de cabinets libéraux de médecine générale.

Unités tertiaires : individus inclus par tirage systématique à l'échantillon par les médecins de dispensaires ou libéraux qui ont été sélectionnés par le tirage en grappes proportionnel stratifié au 1er et 2ème degré.



Il n'y a aucune donnée nominative recueillie dans ce protocole d'étude.

Un code unique est généré et attribué par patient de façon à obtenir des données non-identifiantes contenant trois résultats de prélèvements biologiques, sanguin et urinaires, croisés aux données individuelles sociodémographiques suivantes : le genre, la date de naissance pour un calcul de l'âge, le statut matrimonial, le niveau d'étude, la situation professionnelle et la communauté à laquelle le volontaire se sent appartenir.

Justification du recours à celles-ci.

Les répartitions des 3 prévalences selon les différentes populations qui composent la Nouvelle-Calédonie permettra de connaitre l'ampleur de ces infections et de cibler au mieux les prochaines campagnes de prévention et de communication pour en limiter la propagation.



Des médecins investigateurs publics et/ou libéraux recueillent la volonté des patients et les incluent ou non à l'étude.

Ils effectuent les prélèvements sanguins et urinaires nécessaires ou les dirigent vers un laboratoire d'analyse partenaire ou un infirmier libéral de leur choix.

La biologiste coordinatrice centralise les données, effectue un retour sur les médecins investigateurs. Elle envoie les données à l'investigateur coordonnateur de terrain et à l'investigateur principal de l'étude.
 


Durée
- Phase pilote : 1 semaine correspondant à 10% de l'inclusion totale prévue. Si la présente méthodologie ne présente pas d'écueil, elle fera alors partie intégrant de l'inclusion totale.
- Inclusion : 9 semaines d'inclusion
- Investigation, vérification et agrégation des données : 3 à 6 semaines
- Analyses : 3 semaines.

Modalités d'organisation de la recherche
- un promoteur l'ASS-NC représenté par son directeur le Dr Bernard Rouchon.
- trois investigateurs : un épidémiologiste qui est investigateur principal, un cadre de santé qui est coordonnateur de terrain, une biologiste qui est coordinatrice des résultats et retours d'informations.



Description : Sexe ratio ; Taux de femme enceinte ; Classes d'âge ; Statut matrimonial ; Niveau d'études ; Situation professionnelle ; Communauté d'appartenance ; Répartition : originaire de NC- venu s'installer ; Durée moyenne depuis l'installation pour les individus venus s'installer en NC.

Les trois prévalences et leurs intervalles de confiance :
-          Les séroprévalences syphilis (Treponema pallidum) : + /- / Cicatrice
-          Les prévalences Chlamydia (Chlamydia trachomatis) : + /-
-          Les prévalences Gonocoques (Neisseria gonorrheae) : + /-

Répartition des prévalences par les variables sociodémographiques : Sexe, âge, etc...



Tableau N°1 : Analyse de puissance avec une précision absolue de 4% bilatérale et une erreur de première espèce α=5% fixées dans l'enquête IST-2012 de l'ASS-NC.

P0 nsas* nsas x E.P.S** taille finale + 10% : nsas x E.P.S x 1,1
0,20 384 768 845
0,25 450 900 990
0,30 504 1008 1109
0,35 546 1092 1201
    Maximisation de P0  
0,50 600 1200 1320



* nsas =taille d'échantillon en Sondage Aléatoire Simple (sans Plan de Sondage)
** effet du plan sondage (=2)

Il a été par la suite arrondi à 1357 individus car l'affectation équilibrée dans les grappes, c'est-à-dire le nombre de sujets que chaque médecin doit sélectionner, ne représentait pas un compte rond.


Bibliographie :
[1] Alice Bouyssou et al. La syphilis en France : analyse des données de surveillance sur 10 ans, 2000-2009. Bulletin épidémiologique hebdomadaire. 5 juillet 2011 / n° 26-27-28 : 295-298.
[2] Clémence Pérel, Anne Gallay, Véronique Goulet. La syphilis congénitale est-elle en recrudescence en France ? Enquête à partir du PMSI (2005-2007). Bulletin épidémiologique hebdomadaire. 5 juillet 2011 / n° 26-27-28 : 298-300.
[3] Émilie Nguyen et al. Progression importante des infections à gonocoques en France : données des réseaux Rénago et RésIST au 31 décembre 2009.Bulletin épidémiologique hebdomadaire. 5 juillet 2011 / n° 26-27-28 : 301-304.
[4] Cyril Rousseau et al. . Régionalisation de la surveillance de la syphilis et d'autres IST : principes et premiers résultats en Languedoc-Roussillon (France), 2009. Bulletin épidémiologique hebdomadaire. 5 juillet 2011 / n° 26-27-28: 304-307.
[5] Maithé Clerc et al. Évolution du nombre de lymphogranulomatoses vénériennes rectales et d'infections rectales à Chlamydia trachomatis à souches non L en France, 2002- 2009. Bulletin épidémiologique hebdomadaire. 5 juillet 2011 / n° 26-27-28: 310-313.
[6] Véronique Goulet et al. Augmentation du dépistage et des diagnostics d'infections à Chlamydia trachomatis en France : analyse des données Rénachla (2007-2009). Bulletin épidémiologique hebdomadaire. 5 juillet 2011 / n° 26-27-28: 316-320.
[7] Dupin N, Couturier E.. Syphilis, new epidemiologic features. Rev Prat. 2004 Feb 29;54(4):371-5
[8] Nicolay N, Gallay A, Michel A, Nicolau J, Desenclos JC, Semaille C. . Reported cases of congenital syphilis in the French national hospital database. Euro Surveill. 2008 Dec 11;13(50). pii: 19062.
[9] Farhi D, Dupin N. Clinical presentation of syphilis. Rev Prat. 2010 Apr 20;60(4):525-30.
[10] Renault P. et al. . Recrudescence de la syphilis à la réunion : résultats d'une enquête rétrospective 2004-2008. Bulletin épidémiologique hebdomadaire. Juil 2010 / n°6 : 2-7.
[11] Ramiandrisoa J. et al. . Investigation épidémiologique autour des cas de syphilis récente et congénitale à la réunion. Bulletin épidémiologique hebdomadaire. Juil 2010 / n°6 : 7-9.
[12] Ramiandrisoa J. et al. La syphilis congenitale à la réunion, 2004-2009. Bulletin épidémiologique hebdomadaire. Juil 2010 / n°6 : 10-12.
[13] Aubert L. et al. . Proposition d'extension du système de surveillance de la syphilis à la réunion. Bulletin épidémiologique hebdomadaire. Juil 2010 / n°6 : 12.
[14] Sullivan E.A. et al. . Prevalence of sexually transmitted diseases and human immunodeficiency virus among women attending prenatal services in Apia, Samoa. International journal of STD and AIDS. 2004;15:116-119.
[15] WHO Regional Office for the Western Pacific. Prevalence Surveys of Sexually Transmitted Infections Among Seafarers and Women Attending Antenatal Clinics in Kiribati: 2002-2003. 2004:18-19.
[16] Andrew Vallely and al. . The Prevalence of Sexually Transmitted Infections in Papua New Guinea: A Systematic Review and Meta-Analysis. Plos one. 2010 Dec ; 5(12) : e15586.
[17] Ménard D. . Toxoplasmosis, rubella, syphilis, hepatitis B and HIV infection in women being followed for pregnancy in a population on the east coast of New Caledonia. Bull Soc Pathol Exot. 2001 Dec;94(5):403-5.
[18] Morillon M, Brethes B, Huerre M, Simplot V, Merger C, Flye Sainte Marie F. . Genital infections with Chlamydia trachomatis in pregnant women in New Caledonia. Bull Soc Pathol Exot. 1992;85(2):121-4.
[19] Direction des affaires sanitaires et sociales. Situation sanitaire en Nouvelle-Calédonie 2010 : Les maladies à déclaration obligatoire et les infections sexuellement transmissibles. 2010 ; 26 : 55-61.
[20]Secrétariat Général de la Communauté du Pacifique Sud. Enquêtes de Surveillance de Deuxième Génération du VIH et autres IST et Comportements à risque en Nouvelle-Calédonie, partie 2 : Etude de la prévalence clinique des IST lors de la première consultation prénatale 2005-2006. Rapport d'activités du Secrétariat Général de la Communauté du Pacifique Sud. 2007 : 27-48.
[21] Droetto F. . recherche systématique de signes de maladies sexuellement transmissibles dasn un échantillon de population consultant en médecine génarale. Mémoire DU de santé publique ENSP Nancy I. 1998.
[22] Ardilly P.. Les techniques de sondage. Technip, 2006.
[23] Ardilly P.,Tillé Y.. Exercices corrigés de méthodes de sondage. Ellipses, 2003.
[24] Bland JM.. Sample size in guidelines trials. Fam Pract. 2000 Feb;17 Suppl 1:S17-20.
[25] Emilie V., Bruno G.. Design effect in multicenter studies: gain or loss of power? BMC Med Res Methodol. 2009 Jun 18;9:39.
[26] Hedges LV, Rhoads CH.. Correcting an analysis of variance for clustering. Br J Math Stat Psychol. 2011 Feb;64(Pt 1):20-37.
[27] Farhi D, Dupin N. Serological diagnosis of syphilis. Ann Dermatol Venereol. 2008 May;135(5):418-25; quiz 417, 426.
[28] Guide des examens spécialisés : Syphilis. http://www.lab-cerba.com



Pour télécharger le protocole complet de l'enquête IST 2012, annexes comprises, cliquez sur le lien ci-dessous : 
Protocole d'enquête IST 2012 (1.66 MB).


poster_ISTAffiche apposée dans les centres et cabinets médicaux participant à l'enquête.
A télécharger (1011.11 KB)