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Prise en charge du diabétique

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Le diagnostic du diabète est effectué par les médecins généralistes le plus souvent à l’occasion d’un dosage systématique de la glycémie au cours d’un bilan (dépistage opportuniste) ou lors d’une complication.

Des recommandations calédoniennes de dépistage opportuniste du diabète de type 2 ont été rédigées et diffusées auprès du corps médical depuis 2007.

Les diabétiques diagnostiqués sont pris en charge par leur médecin généraliste à plus de 97%. Les autres spécialistes impliqués dans la prise en charge du diabète sont principalement les ophtalmologues, les cardiologues, les néphrologues.

Les paramédicaux libéraux sont également concernés.

Il y a environ 1 diabétologue pour 3000 diabétiques (contre 1 pour 1700 en métropole). Tous les diabétologues et la plupart des médecins spécialistes concernés par le diabète sont installés à Nouméa.
La grande majorité des hospitalisations pour diabète a lieu dans le secteur public.

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Le diabète de type 1 : le traitement repose sur l’insulinothérapie administrée par voie sous cutanée, le plus souvent en injections, dans quelques cas par infusion continue à la pompe portable.
La prise en charge des diabétiques de type 1 doit être faite conjointement par le médecin généraliste et le diabétologue. Il n’y a pas de recommandation officielle sur les modalités de prise en charge de ces patients.

Le diabète de type 2 : le traitement repose avant tout sur le suivi des règles hygiéno-diététiques (alimentation équilibrée et activité physique régulière) auquel doit, le plus souvent, être ajouté un traitement par comprimés anti-diabétiques et à un stade plus évolué par injectables (insuline ou incrétine).

Ces diabétiques sont essentiellement pris en charge par leur médecin généraliste.

Les recommandations de bonnes pratiques cliniques et biologiques, issues de la Haute Autorité de Santé (HAS), et de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) établis sur la base de grandes études épidémiologiques et d’intervention ont été retirées en 2011. Ces référentiels métropolitains faisaient consensus auprès des acteurs de soins.

La SFD (Société Francophone du Diabète) recommande de les remplacer aujourd’hui par les recommandations américaines et européennes (ADA / EASD).

La CAFAT a mis en place un protocole annuel de soins pour le diabète de type 2 non compliqué, et des recommandations de prise en charge pour le diabète de type 2 avec complications.

De nombreuses études scientifiques ont montré que la prise en charge d’un diabétique intégrant l’éducation thérapeutique avait des conséquences bénéfiques sur la modification de ses savoirs, de ses comportements, sur l’amélioration ou le maintien de son état de santé, sur l’amélioration de la qualité vie et sur la diminution des coûts.

 L'éducation thérapeutique vise à aider les patients à acquérir ou maintenir les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux leur vie avec une maladie chronique.

 L’OMS a fait en 1998 un certain nombre de recommandations concernant l’éducation thérapeutique et a défini des critères de qualité.

 En Nouvelle-Calédonie, l’éducation thérapeutique diabétique est dispensée :

  • en ambulatoire au Centre d’Education à Nouméa et dans les dispensaires de l’intérieur et des îles
  • à l’occasion d’hospitalisations pour déséquilibre ou complications au CHT (Gaston Bourret et Magenta), au Centre Raoult Follereau, au Centre médical du Col de la Pirogue, au CHN de Poindimié et Koumac, et à la Clinique de la Baie des Citrons
  • en hôpital de jour au CHT Gaston Bourret.

Les équipes de ces différentes structures ont été formées par le CEDD et le CHT lors de stages (2 à 3 sessions par an depuis 10 ans). Les formateurs sont diplômés de niveau 2 en éducation thérapeutique (> 100 H).

L’éducation diététique fait partie intégrante de l’éducation thérapeutique du diabétique. Elle est indispensable. Ce sont les diététicien(ne)s qui la réalisent au mieux.

Un personnel para médical préalablement formé peut formuler des conseils diététiques généraux utiles.

Il y a 4 diététiciennes au CHT, 1 au CHS, 4 au CEDD (1 pour l’éducation à Nouméa et 3 pour l’éducation des patients et la formation des personnels dans l’intérieur et les îles) et 5 diététiciennes libérales à Nouméa.

Le suivi de règles diététiques est la base incontournable du traitement du diabète (ainsi que de sa prévention chez les sujets prédisposés [mais non malades] ou chez les pré diabétiques [ayant déjà des dosages glycémiques anormaux]).

La consultation diététique ne figure pas à la nomenclature des actes remboursés par la CAFAT (et la Sécurité Sociale en métropole).

 

Nos diététiciennes itinérantes

L'Agence sanitaire et sociale de la NC organise des vacations de diététiciennes itinérantes dans les dispensaires, hôpitaux, tribus, etc. 

Sur la côte Ouest : Mme Elise Brion ; sur la côte Est : Mme Marie Quantin ; dans les Iles Loyauté : Mlle Manon Baille.

Elise marie Manon Baille

Bilan d'activité 2017 de nos diététiciennes itinérantes : icon  (908.02 KB)

La rétinopathie diabétique (RD) est liée au déséquilibre glycémique et est favorisée par l’hypertension artérielle.

Les complications du pied chez le diabétique sont fréquentes et d’évolution souvent grave. Elles militent en faveur d’une sérieuse prise en compte des soins podologiques.

Le diabète gestationnel partage les mêmes facteurs de risque de survenue que le diabète de type 2 : principalement surcharge pondérale, antécédents diabétiques personnels et familiaux, prédisposition génétique et antécédents de bébé pesant plus de 4 kg à la naissance.

La prévalence du diabète gestationnel est donc élevée en Nouvelle-Calédonie.

Le diabète gestationnel favorise de nombreuses complications de la grossesse (macrosomie, accidents obstétricaux, HTA) et néonatales (hypoglycémies du nouveau né) qui peuvent être évitées.

De plus, lorsqu’il est mal équilibré, il augmente, le risque de diabète et de surcharge pondérale ultérieurs chez l’enfant.

Le service de gynécologie – obstétrique du CHT de Magenta a mis sur pied un protocole de dépistage du diabète gestationnel qui est entré en application systématique en 2004.

Le Centre d'Education dispense également des stages d’information pour les patientes enceintes. Voici le dépliant de prescription à remplir : icon  (2.89 MB)

Lire également : Les types de diabète.

Le déséquilibre du diabète ou ses complications peut nécessiter une hospitalisation en milieu spécialisé.

L’hospitalisation ambulatoire peut permettre de réaliser à la fois le bilan de la maladie et de ses complications et de parfaire l’éducation.

L’hospitalisation en diabétologie n’a quasiment lieu que dans le service de médecine interne du CHT.

En effet, on constate qu’un très faible nombre d’hospitalisation de ce type a lieu en clinique du fait du nombre réduit d’endocrinologue libéraux et de l’absence de toute rentabilité financière pour les cliniques de ce type d’hospitalisation.

Il en résulte des difficultés d’hospitalisation des diabétiques, en particulier ceux suivis par les endocrinologues libéraux.

Le CHN peut améliorer la prise en charge des diabétiques dans sa zone d’influence en permettant aux patients, au cours d’une hospitalisation de courte durée de bénéficier, selon les nécessités, à la fois des prises en charges médicale, diabétologique, diététique, éducationnelle et podologique.