Le dépistage du cancer du sein

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Le programme de dépistage organisé du cancer du sein a pour objectif premier de réduire la mortalité par cancer du sein. Chaque femme âgée de 50 à 74 ans doit recevoir une invitation personnalisée lui permettant de réaliser gratuitement un examen de dépistage auprès d’un radiologue agrée de son choix.

Rapport des actions de promotion de la santé de l'ASS-NC en 2017 (chapitre Programme de dépistage organisé du cancer du sein p 24) : icon  (3.85 MB)

Rapport d'activité 2016 de la cellule de dépistage des cancers féminins (sein et col) de l'ASS-NC : icon  (1.76 MB)

Le dépistage englobe non seulement la mammographie mais aussi un examen clinique des seins complété par un interrogatoire médical.
La mammographie comprend les clichés de face et oblique externe effectués pour chaque sein mais également, si nécessaire, les clichés complémentaires destinées à éliminer des images construites par superposition et/ou les clichés centrés ou agrandis.

Les clichés considérés comme normaux bénéficient tous d’une seconde lecture par un radiologue indépendant ayant reçu une formation spécifique.
Les mammographies de dépistage effectuées en dehors du programme enlèvent aux femmes concernées le bénéfice de cette double lecture.

L’agence sanitaire et sociale de la Nouvelle-Calédonie invitera tous les deux ans les femmes de 50 à 74 ans de Nouvelle-Calédonie, à participer au dépistage organisé du cancer du sein.
Dans le cadre de ce dépistage, la mammographie et les examens complémentaires des seins sont pris en charge à 100% par les institutions et la CAFAT, sans avance de frais.

La campagne répond aux critères de qualité européens :

  • Formation des intervenants (techniciens en électroradiologie et radiologues)
  • Formation FORCOMED (www.forcomed.org)
  • Contrôles quotidiens et hebdomadaires des mammographes par les techniciens des centres de radiologie
  • Contrôle périodique du matériel par un organisme externe agréés par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé)
  • Réalisation des examens selon les normes européennes
  • Sécurisation d’interprétation grâce à la double lecture des mammographies
  • Retour des résultats au médecin traitant et à la personne
  • Gestion et archivage des résultats par l’ASSNC

Une invitation est envoyée tous les deux ans à chaque femme âgée de 50 à 74 ans. Pourtant, certaines femmes de cette tranche d’âge doivent bénéficier d’un suivi plus rapproché (facteurs de risques importants). Si ce suivi spécifique n’est pas mis en place ou abandonné, la campagne de dépistage organisé peut être l’occasion de les réintégrer dans un processus de surveillance médical.

Cette campagne de dépistage est un enjeu majeur pour la santé des femmes de Nouvelle-Calédonie. La participation de l’ensemble des acteurs de santé est donc primordiale.

 

La sensibilisation

Un taux de participation élevé est une garantie d’efficacité du dépistage (diminution du taux de mortalité). En tant que professionnel de santé vous êtes en mesure d’aider les femmes à faires à faire un choix éclairé. En effet, votre proximité et votre légitimité vous permet d’informer, de rassurer et de conseiller les femmes.

Dans le cadre de votre activité professionnelle, sous serez sûrement amené à rencontrer des personnes qui pourraient bénéficier du dépistage. Si ces femmes souhaitent être invitées rapidement, alors n’hésitez pas à contacter la cellule de dépistage organisé du cancer du sein soit :

  • par téléphone : 250765
  • par mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
  • par le formulaire d’inscription

 

Le retour d’information aux médecins

La cellule de dépistage des cancers féminins de l’ASSNC informera le médecin traitant des résultats du dépistage si les coordonnées de celui-ci ont été communiquées par la personne au moment de l’examen.
Si une anomalie est détectée, le médecin pourra comme dans le cadre du dépistage individuel, participer à l’établissement du diagnostic et aux éventuelles décisions qui en découlent.
Si la mammographie est normale, la femme sera en outre automatiquement invitée à effectuer un nouvel examen de dépistage deux ans plus tard. Les clichés seront rendus à la personne après la seconde lecture, le médecin pourra les consulter et les commenter à l’occasion d’une prochaine consultation.

 

L’examen clinique des seins

Un examen clinique des seins annuels est conseillé pour toutes les femmes.
Cet examen annuel doit se poursuivre auprès des femmes qui ont intégré la campagne de dépistage. En effet, il peut permettre de repérer une anomalie qui pourrait apparaitre entre deux mammographies et ainsi détecter des cancers dits de l’intervalle. Cet examen peut être réalisé par un médecin ou par une sage-femme.

L’échographie est surtout utile chez les jeunes femmes dont les seins denses rendent la mammographie plus difficile à interpréter. Dans le cadre du dépistage organisé, le radiologue peut effectuer une échographie s’il le juge nécessaire afin de vérifier une image dont la nature ne peut être déterminée par la mammographie seule.

Il n’y a pas lieu en présence d’un examen clinique normal et en l’absence d’orientation fournie par la mammographie, de réaliser systématiquement une échographie dans le cadre du dépistage.

Cet examen ne doit pas être réalisé systématiquement mais doit être considéré comme un bilan complémentaire à visée diagnostic.

Mammographie en attente d’un bilan de diagnostic (ACR 0)

 

Mammographie normale (ACR 1)

 

Mammographies considérées comme bénignes (ACR2, VPP de cancer = 0 %) :

  • Masses rondes avec calcifications grossières (adénofibrome ou kystes).
  • Ganglion intra-mammaire.
  • Masse(s) ronde(s) correspondant à un/des kystes typique(s) en échographie.
  • Image(s) de densité mixte (lipome, hamartome, galactocèle, kyste huileux).
  • Cicatrice(s) connue(s).
  • Calcifications cutanées, vasculaires.
  • Grandes calcifications en bâtonnets, à centre clair, pariétales, à type de lait calcique, dystrophiques, fils de suture calcifiés
  • Calcifications rondes régulières diffuses.

 

Mammographies considérées comme probablement bénignes (ACR3, VPP de cancer < 2 %) :

  • Calcifications rondes ou amorphes, peu nombreuses, en petits amas ronds isolés.
  • Petit(s) amas rond(s) ou ovale(s) de calcifications amorphes, peu nombreuses, évoquant un début de calcification d’adénofibrome.
  • Masse(s) bien circonscrite(s), ronde(s), ovale(s) ou discrètement polycyclique(s) sans microlobulation, on calcifiée(s), non liquidienne(s) en échographie.
  • Asymétrie focale de densité à limites concaves et/ou mélangée à de la graisse.

 

Mammographies considérées comme suspectes (ACR4, VPP > 2 % et < 95 %) :

  • Calcifications rondes nombreuses et/ou groupées en amas aux contours ni ronds, ni ovales.
  • Calcifications amorphes ou poussiéreuses, groupées et nombreuses.
  • Calcifications grossières hétérogènes ou fines calcifications polymorphes peu nombreuses.
  • Distorsion architecturale(s) en dehors d’une cicatrice connue et stable.
  • Masse(s) non liquidienne(s) ronde(s) ou ovale(s) aux contours microlobulés, ou masqués par du tissu fibro-glandulaire normal, ou ayant augmenté de volume.
  • Asymétrie(s) focale(s) de densité à limites convexes ou évolutive(s).

 

Mammographies considérées comme malignes (ACR5, VPP > 95 %) :

  • Calcifications fines linéaires, ou fines linéaires ramifiées
  • Calcifications grossières hétérogènes ou fines calcifications polymorphes nombreuses et groupées en amas.
  • Calcifications groupées quelle que soit leur morphologie, dont la distribution est linéaire ou segmentaire (topographie intra-galactophorique).
  • Calcifications associées à une distorsion architecturale ou à une masse.
  • Calcifications groupées ayant augmenté en nombre ou calcifications dont la morphologie et la distribution sont devenues plus suspectes.
  • Masse de contour flou ou irrégulier.
  • Masse de contour spiculé.

 

Téléchargez le dépliant destiné aux professionnels de santé

Des interrogations émergent depuis plusieurs années sur les bénéfices et les limites du dépistage organisé du cancer du sein. L’institut National du cancer (INCA) propose une série d’articles destinés à vous permettre de mieux répondre aux interrogations de vos patientes. Il est primordial que vos patientes fassent un choix éclairé pour participer ou non au dépistage organisé du cancer du sein.

L’INCA répond à vos questions.

Dépistage organisé du cancer du sein : rapport sur la performance de la mammographie

Au terme de quatre vagues d'enquêtes menées auprès des structures de gestion métropolitaines des dépistages sur les performances des installations mammographiques, l'Institut national du cancer publie un rapport reprenant l'ensemble des résultats des années 2008, 2009, 2010 et 2011.

Il en ressort les enseignements suivants :

  • Le passage de la technologie analogique à la technologie numérique est, fin 2011, déjà très fortement engagé : plus de 80% des mammographies du programme ont été réalisées sur des dispositifs numériques ;
  • Les systèmes numériques DR présentent en 2011 des taux de détection de cancer plus élevés que ceux de la technologie analogique et que ceux des systèmes numériques CR ;
  • Les taux de détection de cancers se révèlent extrêmement variables selon les marques de dispositifs CR et les régions.

http://www.e-cancer.fr/toutes-les-actualites/8921-depistage-organise-du-cancer-du-sein-publication-dun-rapport-de-synthese-denquete-sur-la-performance-de-la-mammographie 

 

Plan cancer 2014/2019

Le Plan cancer, piloté par un comité co-présidé par les ministres chargés de la recherche et de la santé, a pour aspiration première de répondre aux besoins et aux attentes des personnes malades, de leurs proches et de l'ensemble des citoyens. Il s'agit de guérir mais aussi d'accompagner la personne et ses proches et de préparer l'avenir de tous, par la recherche et la prévention.

Ce plan cancer réaffirme le principe de l'organisation du cancer du sein et propose l'organisation du cancer du col de l'utérus.

http://www.plan-cancer.gouv.fr/