VIH / SIDA

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Le terme VIH  signifie : Virus de l'Immunodéficience Humaine.

Ce virus, lorsqu'il pénètre dans le corps, va infecter et détruire certaines cellules qui coordonnent l'immunité (défenses de l'organisme contre les microbes). Lorsque ces cellules sont en nombre insuffisant, l'immunité n'est plus efficace. Des maladies graves dues à des microbes peuvent alors se développer.

On appelle ces maladies " opportunistes ", parce qu'elles profitent de la disparition de l'immunité pour se développer. Lorsqu'une personne contracte une ou plusieurs maladies de ce type, on dit alors qu'elle a le SIDA c’est à dire le Syndrome d'Immuno Déficience Acquise.



Dans le monde

  • Une personne est infectée toutes les 6 secondes.
  • Environ 33 millions de personnes vivent avec le VIH.
  • 8 500 personnes meurent chaque jour (1 personne toutes les 16 secondes).

En Nouvelle-Calédonie en 2016

  • Le sida fait partie de la vie quotidienne de 250 personnes en Nouvelle-Calédonie.
  • L'âge des personnes vivant avec le VIH s'échelonne de 6 à 74 ans avec une prédominance pour les quarantenaires.
  • La Nouvelle-Calédonie prend en charge médicalement les personnes porteuses du VIH efficacement et en toute confidentialité (soins, traitement, longue maladie 100%).
  • De plus, on sait que ces chiffres ne représentent qu'une partie de la réalité : un dispositif de dépistage du VIH/SIDA existe en Nouvelle-Calédonie, mais il n'est pas assez utilisé par la population. En effet, seulement 18 000 tests du VIH/SIDA sont effectués par an pour 160 000 personnes sexuellement actives.
  • Il y a encore de nombreuses personnes qui n'ont jamais fait de test, sous prétexte d'aller bien ou d'être en couple stable alors que des relations hors du couple non protégées ont pu se produire avant ou pendant la relation. Ces personnes peuvent être porteuses du VIH sans le savoir, contaminer à leur tour et surtout perdre des chances de traitement précoce...
  • Pourtant, les avancées de la médecine au cours des 30 dernières années, ont fait du VIH une maladie chronique et non plus mortelle avec une espérance de vie quasi normale pour les porteurs du virus sous traitement et régulièrement suivis.
  • Nous constatons lors de nos actions de terrain que l'ignorance, les idées reçues, les préjugés entretiennent la peur causant parfois plus de tort que la maladie elle-même, empêchant la population à s'intéresser au SIDA, ne se sentant pas concerné par le dépistage.
  • Cette peur créée la discrimination et creuse la différence qui elle-même fait peur ...celui qui a peur a tendance à rejeter les autres qu'il croit porteur du VIH SIDA, alors que lui-même ne sait pas s'il est porteur du VIH SIDA...

Le préservatif est la seule protection efficace contre les IST et le VIH. En effet, le principal mode de transmission du VIH réside dans les  relations sexuelles sans préservatif masculin ou féminin.

Le VIH peut aussi se transmettre par voie sanguine. Cela concerne tout particulièrement les usagers de drogues injectables. Mais la contamination par voie sanguine peut également concerner les hémophiles et les transfusés avant la sécurisation des transfusions sanguines qui a eu lieu en France en 1993 avec la mise en place de nombreuses lois pour garantir la sécurité des donneurs et des receveurs lors du don et de la transfusion. Par contre, la situation peut être différente en dehors des pays développés.

Le VIH peut enfin se transmettre de la mère à l'enfant dans l’utérus de la femme enceinte lors des dernières semaines de la grossesse et au moment de l'accouchement. Sans traitement contre le VIH, le taux de transmission entre la mère et l’enfant avoisine les 20 %. Par contre, si la femme enceinte prend un traitement antirétroviral et accouche par césarienne, le taux de transmission du VIH entre la mère et l’enfant se réduit à 1%.

Cette maladie est l’un des plus graves problèmes sanitaires mondiaux. Cela implique une prise de conscience collective sur les pratiques sexuelles à risques. En effet, selon l'enquête de prévalence des IST réalisée par l'ASS-NC en 2012, la prévalence du chlamydia est de 19% chez les 18-25 ans et de 11% chez les 26-33 ans ce qui est inquiétant et atteste de pratiques sexuelles à risques parmi la population sexuellement active.

Il suffit d’une fois sans préservatif pour être contaminé par le VIH !
Le préservatif est la seule protection efficace contre les IST et le VIH. Mais un préservatif, c'est aussi bien plus! Il est une preuve de respect envers les partenaires. Aujourd'hui, il bénéficie du nec plus ultra de la technologie : ultra fin, coloré, au goût fruité, à taille variable, aux structures diverses ou encore « masculin » ou « féminin »...Il est accessible à tous. Son prix d'achat est abordable et on le trouve partout.

Qui d’entre nous, depuis le début de sa vie sexuelle, a toujours utilisé un préservatif à chaque rapport sexuel ? Combien d’entre nous ne se sont jamais dit : "Je n’ai pas utilisé de préservatif mais ce n’est pas grave, je le/la connais, il/elle est sérieuse ?" Combien d’entre nous sont en couple mais ont des relations sexuelles avec un/une autre partenaire et "oublient" de mettre un préservatif ? Combien d’entre nous sont en couple et ont arrêté d’utiliser des préservatifs sans avoir fait un dépistage du VIH/SIDA au préalable ?

Il est pourtant formellement recommandé d'utiliser systématiquement un préservatif lors de chaque rapport sexuel avec pénétration.
Attention, la pilule contraceptive, le stérilet, les ovules et autres moyens de contraception ne protègent ni des IST, ni du VIH. En plus de toutes les marques de préservatifs que vous pouvez trouver dans le commerce et les pharmacies, il existe CAILLOU KAOUTCHOU ! La boite de 12 à la vanille aux normes CE est à 100 Frs. Cette marque est subventionnée par l'Agence Sanitaire et Sociale de Nouvelle-Calédonie ce qui permet de baisser les coûts pour mettre à portée de tous un préservatif de qualité à moindre coût.

Ainsi le SIDA ne passera pas par nous, Caillou Kaoutchou, protégeons nous !
Vous le trouverez dans plus de 250 lieux de vente partout en Nouvelle-Calédonie, dans les petits magasins, grandes surfaces, stations services, pharmacies et distributeurs.

La promotion du préservatif Caillou Kaoutchouc a fait l'objet d'une campagne de communication en 2012 :

 


Visitez notre page Tout sur les préservatifs

Il peut arriver qu’au cours de l’acte sexuel, il y ait un oubli ou que le préservatif se déchire, alors que faire ? Seule une consultation auprès d’un médecin et un test de dépistage permettront de savoir si on a été contaminé par une IST et plus particulièrement par le VIH/SIDA.

Le test de dépistage consiste en une prise de sang sans être à jeun.

Le test de dépistage mesure soit la présence d’anticorps spécifiques produits par notre organisme en réponse à la présence du VIH dans notre corps, soit les antigènes portés par le virus VIH lui-même.

Faire un dépistage DOIT être un acte volontaire et responsable, personne ne doit être dépisté sans son consentement préalable.

Dans un laboratoire avec une ordonnance

Dans un laboratoire d’analyses médicales avec une ordonnance de son médecin traitant. Dans ce cas, le test est ni anonyme ni gratuit c'est-à-dire que votre nom est associé aux résultats du test.

Cependant, il s’agit d’un acte soumis au secret médical c'est-à-dire que seul le laborantin, le médecin et vous-même seraient informés du résultat de votre test.

Le test est remboursé en fonction de votre sécurité sociale et votre mutuelle.

Consultation anonyme et gratuite (CDAG)

Auprès d’un des médecins ou sages femmes agréés en NC (voir icon liste des lieux de CDAG au 20 novembre 2014 (41.36 KB) ou visitez le site de la DASS-NC avec la liste). Dans ce cas, pas besoin d’une ordonnance de votre médecin.

Ce dépistage est appelé Consultation Anonyme et Gratuite.

Comme son nom l’indique, ce dépistage est anonyme c'est-à-dire que votre nom est remplacé par un code.

Les consultations et les tests de dépistage sont gratuits et anonymes : aucun papier d'identité, aucun paiement ne vous sera demandé. Le résultat du test vous sera communiqué dans un délai de 3 à 15 jours, au cours d'une deuxième consultation médicale. Sa signification vous sera clairement expliquée.

Tous les CDAG sont accessibles pour tous, vous n'êtes pas obligés de vous rendre au CDAG de votre commune de résidence.

Le dépistage devrait se faire à chaque fois qu'il y a une prise de risque sexuelle : pénétration anale ou vaginale sans préservatif ou au début d'une nouvelle relation ou en début de grossesse pour le père comme la mère.

Il n'y a que de bonnes raisons de faire un test de dépistage du VIH !

La maladie se déclenchant parfois plusieurs années après la contamination, le fait d'être en bonne santé, n'implique pas que vous soyez séro-négatif.

En outre, faire un dépistage le plus rapidement possible permet de bénéficier des traitements le plus tôt possible et ainsi de vivre bien plus longtemps.

Le besoin de pratiquer un test de dépistage peut intervenir à différents moments :

I - Suite à une prise de risque c'est-à-dire :

  • une relation sexuelle non protégée par un préservatif masculin ou féminin avec pénétration du pénis dans le vagin et/ou l’anus,
  • rupture de préservatif,
  • partage d'une seringue ou de matériel d'injection,
  • blessure avec un objet souillé de sang.

II - A tout moment, on peut souhaiter faire le point sur sa situation en dehors d’une prise de risque. C’est le cas quand on veut faire le point ou quand le test est obligatoire :

  • pour savoir où on en est par rapport à une éventuelle contamination par le VIH.
  • parce qu'au sein d'un couple stable on souhaite ne plus utiliser de préservatifs. Dans ce cas, quoi qu'il ou elle vous dise, même si il ou elle a fait un test auparavant, il est souhaitable de refaire tous les deux un nouveau test de dépistage.
  • parce qu'une grossesse est envisagée ou confirmée.
  • obligatoire pour les donneurs de sang ou d'organes, de sperme et de lait.

Si le résultat est positif, une prise en charge médicale sera mise en place immédiatement.
Si le résultat est négatif un second test de contrôle sera effectué 3 mois plus tard pour un résultat fiable et définitif.

Pour information, en NC, environ 19 000 dépistages du VIH sont effectués par an sur une population de 160 000 personnes sexuellement actives.  

Le dépistage, c’est un réflexe, comme le préservatif !

Le SIDA suscite encore peurs, craintes et idées fausses.

Condamner, insulter, juger celles et ceux qui ont été frappés par cette maladie ne fait que repousser l’épidémie dans la clandestinité et donc créer des conditions favorables à sa transmission.

C'est en partie à cause de cela et des préjugés que l'épidémie dans notre pays progresse, touchant tribus, villages et ville. Il est important de briser le silence et les barrières qui font obstacle à la prévention et à la prise en charge efficace du VIH-SIDA.

Une étude menée par l’association Solidarité SIDA-NC auprès des personnes vivant avec le VIH fait le point sur leur niveau de satisfaction concernant leur qualité de vie. Un état des lieux de leur bien-être mais aussi du niveau de discrimination est alors évalué : rapport bientôt en ligne.

La thématique du changement de regard a rallié tous les acteurs institutionnels et associatifs de prévention du VIH/SIDA et des IST lors de la Journée Mondiale contre le SIDA en 2010.

Dans ce contexte, une campagne de communication grand public a été lancée à travers la diffusion de plusieurs clips vidéo, dont le clip musical «Changeons de regard » pour lequel de nombreux artistes et leaders d’opinions calédoniens ont généreusement accepté de prêter leur image.


A ce jour, il n'existe aucun vaccin contre le VIH.

En revanche, il existe des traitements appelés trithérapies rétrovirales (ARV).

La trithérapie est un terme qui désigne l’association de trois médicaments différents dans le même schéma thérapeutique, association dont l’objet est de renforcer la puissance du traitement.
Il n’existe pas une seule trithérapie mais différentes trithérapies qui associent différents types de médicaments.

Il n’existe aucun traitement pour guérir l’infection au VIH : une personne séropositive est séropositive à vie. Les différents traitements ont pour rôle de bloquer l’évolution du virus dans l’organisme et de maintenir l’équilibre entre la présence du virus dans le corps et le système de défense de l’organisme. Grâce à eux, de nombreux patients peuvent vivre beaucoup plus longtemps qu’avant.

Ces traitements ne sont pas anodins ; ils peuvent provoquer des effets secondaires lourds tels que nausée, diarrhée, grande fatigue…
Le commencement d’un traitement est lié à l’état du système immunitaire infecté et est donc adapté à chaque personne. Les traitements doivent être réajustés régulièrement par un médecin en fonction de l’évolution de l’état du patient.

Pour en savoir plus :
http://www.sida-info-service.org/?-Traitements,671-
http://www.sida.fr/maladie/traitements

  • Le VIH/SIDA se transmet plus facilement entre homosexuels, toxicomanes ou  jeunes ayant plusieurs partenaires.
    FAUX : la transmission du virus peut se faire au cours d’une relation sexuelle avec pénétration vaginale et/ou anale sans préservatifs que l’on soit un homme ou une femme, hétérosexuel, homosexuel ou bisexuel, jeune, dans la force de l’âge ou senior, calédonien ou d’une autre origine. Le VIH/SIDA concerne toutes les personnes qui ont des rapports sexuels.
  • Une bise ou une embrassade ou de boire dans le même verre qu’un séropositif suffisent pour "attraper"  la maladie…
    FAUX : le VIH ne se transmet pas en s’embrassant, ni en se touchant ou en se caressant. On ne peut pas « l’attraper » en serrant la main, en utilisant le même verre, en nageant dans une piscine ou en utilisant les toilettes publiques.
  • On peut savoir si une personne est séropositive en la regardant.
    FAUX : on ne peut jamais savoir. Souvent les personnes vivent de longues années avant de tomber malades du SIDA mais ces personnes peuvent néanmoins transmettre le VIH si elles ont des rapports sexuels non protégés par un préservatif.
  • Je connais untel/une telle, il/elle est digne de confiance, il/elle a un bon boulot, il/elle va à l’église tout le temps, il/elle ne peut pas avoir le SIDA….
    FAUX : il n’y a aucun moyen de savoir si quelqu’un est séropositive sauf si la personne elle-même a fait un test de dépistage.
  • Les moustiques transmettent le VIH.
    FAUX.

Le 1er décembre, Journée mondiale contre le SIDA

cagou et texte

Les associations et les collectivités s'associent autour de la Journée Mondiale contre le SIDA qui a lieu le 1er décembre pour délivrer des messages de prévention concernant les Infections Sexuellement Transmissibles (IST) dont le VIH/SIDA est une des plus graves et pour promouvoir une sexualité épanouie, consentie et protégée. C'est aussi l'occasion de commémorer celles et ceux qui nous ont quittés et de sensibiliser le public au SIDA et à la pandémie du virus du VIH.

En 2016, le thème retenu pour ONUSIDA est « Levons la main #préventionVIH », il s'agit de couvrir différents aspects de la prévention du VIH, comme les préservatifs et les lubrifiants, la réduction des risques, la prophylaxie pré-exposition, la prévention de la transmission mère-enfant du VIH, le dépistage et la suppression de la charge virale.

Ainsi les différents partenaires du programme de promotion de la santé sexuelle en NC communiquent et agissent autour de cette journée en mettant l'accent sur le dépistage.

La campagne de sensibilisation :

  • L'association Solidarité SIDA-NC, en partenariat avec la compagnie Lyades dirigée par Adeline Blaimont, propose un happening. Les bénévoles de l'association seront présents pour proposer de la documentation et diverses informations :
  • Jeudi 1er décembre au marché de Nouméa à partir de 7h30, 9h00 et 10h00
  • Samedi 3 décembre au vide-grenier de la Vallée des Colons, rue Gargon, à partir de 7h30
  • Dimanche 4 décembre au driving du Pont des Français, à partir de 7h30

 

  • Un spot « Le plus sage, c'est le dépistage » : ce spot a été primé lors du concours, « Dépistage VIH clips », organisé par l'association Solidarité SIDA-NC à l'occasion de la Journée Mondiale contre le SIDA 2013. L'auteur et réalisateur du clip est un jeune créateur de 24 ans, Ruben Druart. Ce clip sera diffusé dans : 
    • les 10 salles du Ciné City du 30 novembre au 13 décembre
    • le Bético du 28 novembre au11 décembre
    • 10 pharmacies en province Sud du 3 octobre au 15 décembre par PHARMACOM 
plus une fatalite
 
  • La campagne sera relayée sur la page Facebook de l'association Solidarité SIDA NC et sur le site de l'agence sanitaire et sociale de la NC. 
  • La dernière revue de l'association Solidarité SIDA-NC : « POSITIF », avec un dossier complet sur « les 20 ans d'engagement de l'association Solidarité SIDA-NC », sera distribuée dans les 3 provinces et visible sur le site www.solisida.nc.

 positif

  • L'ESPAS-CMP de la Province Sud offre des dépistages anonymes et gratuits le jeudi 1er décembre de 7h30 à 16h00 :

espas CMP

  • Le CP2S organise à cette occasion un grand sexo-quizz à la Fiesta le mercredi 30/11/2016 à 19h en présence du Dr. Samuel Salama :

Soiree SEXO-QUIZ

 

Les personnes qui souhaitent obtenir des informations et/ou être orientées vers un professionnel pour effectuer un dépistage peuvent appeler le numéro vert gratuit SOS Ecoute au 05.30.30.

Dossier sur la Journée Mondiale contre le SIDA 2016 "Le plus sage, c'est le dépistage !" : icon  (751.92 KB)

Pour en savoir plus sur le dépistage, consultez les infos ci-dessous : "Le dépistage", "Où peut-on faire un test de dépistage ?", "A quel moment faire un test de dépistage ?".