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La journée mondiale contre le SIDA 2011

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JMS_2011_dossier_de_presseLes associations et les collectivités s'associent autour de la Journée Mondiale contre le SIDA pour délivrer des messages de prévention concernant les Infections Sexuellement Transmissibles (IST) dont le VIH/SIDA est une des plus graves et pour promouvoir une sexualité épanouie, consentie et protégée.
Elles se font le relais du thème mondial qui est « Objectif zéro ». Ce nouveau thème, qui sera utilisé jusqu'en 2015, fait écho à la vision de l'ONUSIDA: « Zéro nouvelle infection au VIH. Zéro discrimination. Zéro décès dû au sida. »

JMS 2011 dossier de presse (1011.08 KB)

 

Le VIH/SIDA en Nouvelle-Calédonie

Aujourd'hui, le sida fait partie de la vie quotidienne de 169 personnes en Nouvelle-Calédonie.
Leur âge s'échelonne de 11 à 73 ans, avec une prédominance dans la tranche des 40-49 ans.
Sur les 169 personnes médicalement suivies, 126 sont actuellement sous traitement antirétroviraux.
374 personnes vivant avec le VIH ont été enregistrés en Nouvelle-Calédonie depuis 1986, date de la mise en place des premiers tests de dépistage du VIH/SIDA et chaque année une quinzaine de nouveaux cas sont enregistrés par la DASS-NC.
De plus, nous savons que ces chiffres ne représentent qu'une partie de la réalité. Nous observons une moyenne de 18 000 tests effectués chaque année, mais la population ne se dépiste pas encore assez spontanément et le dépistage n'est pas assez proposé par les médecins et sages femmes.
En Nouvelle-Calédonie, nous nous focaliserons sur Zéro nouvelle infection au VIH. Zéro discrimination d'ici 2015 car les personnes vivant avec le VIH ont accès aux traitements. Les avancées de la médecine au cours des 20 dernières années, ont fait du VIH une maladie chronique et non plus mortelle avec une espérance de vie quasi normale si le traitement est très bien suivi. Afin de soutenir les personnes vivant avec le VIH dans le suivi de leur traitement, les médecins référents et l'association Solidarité SIDA-NC sont à leur écoute.

Objectif ZERO DISCRIMINATION d'ici 2015

Le SIDA suscite encore peurs, craintes et idées fausses.

Condamner, insulter, juger celles et ceux qui ont été frappés par cette maladie ne fait que repousser l’épidémie dans la clandestinité et donc créer des conditions favorables à sa transmission.

C'est en partie à cause de cela et des préjugés que l'épidémie dans notre pays progresse, touchant tribus, villages et ville. Il est important de briser le silence et les barrières qui font obstacle à la prévention et à la prise en charge efficace du VIH-SIDA.

Une étude est actuellement menée par l’association Solidarité SIDA-NC auprès des personnes vivant avec le VIH pour faire le point sur leur niveau de satisfaction concernant leur qualité de vie. Un état des lieux de leur bien-être mais aussi du niveau de discrimination sera alors disponible et nous permettra d’agir de façon encore plus ciblée pour atteindre « l’objectif zéro » d’ici 2015.

L’histoire d’ IRENE

JMS2011_IreneDans le cadre de la JMS 2011 avec Solidarité SIDA-NC du 14 novembre au 3 décembre, une ambassadrice VIH/SIDA vanuataise, prénommée Irène sera présente en Nouvelle-Calédonie.

En 2002, alors qu’elle était infirmière au bloc opératoire à hôpital de Port-Vila au Vanuatu, et parce qu’elle était souvent malade, un test VIH a été pratiqué et les prélèvements ont été envoyés en Australie. Le résultat du test VIH revient positif pour elle et puis pour sa petite fille alors âgée de 18 mois. Ce sont les deux premières personnes à déclarer une sérologie positive au VIH au Vanuatu !

La presse se déchaîne et fait des articles désignant et nommant les 2 victimes…, la population a peur, le gouvernement inquiet fait des déclarations et des appels auprès des guérisseurs pour qu’ils puissent trouver le remède qui éradiquera le virus…

Rupture du secret et de la confidentialité, humiliations publiques…

Le témoignage d’Irène et des débats participatifs sont prévus dans les trois Provinces autour de la Journée Mondiale Contre le SIDA.

Accompagnée par un membre de l’association Solidarité SIDA-NC Irène témoignera de sa vie avec la maladie, des traitements, de sa famille, de ses douleurs, de ses combats et de ses victoires.

La Journée Mondiale contre le SIDA 2011 sera une occasion offerte à tous les calédoniens de réfléchir sur les réalités de l’épidémie, les risques d’être contaminés et d’entendre la parole d’une personne séropositive. Ce sera aussi l’occasion de manifester sa solidarité et de se souvenir de tous ceux et celles qui ont disparu.

Objectif ZERO NOUVELLE INFECTION AU VIH d'ici 2015


Cela implique une prise de conscience collective sur les pratiques sexuelles à risques. En effet, selon des enquêtes menées en 2005 et 2007 l'infection sexuellement transmissible ( IST) appelée chlamydia toucherait 1 calédonien sexuellement actif sur 4. Bien que ce chiffre doive être confirmé par une enquête de prévalence qui sera menée en 2012, ils sont inquiétants et attestent de pratiques sexuelles à risques parmi la population sexuellement active.

Comment faire ?

Le préservatif

affiche_ck_la_chambre_rLe préservatif est avant tout la seule protection efficace contre les IST et le VIH, mais un préservatif, c'est aussi bien plus! Le préservatif est une preuve de respect envers son ou sa partenaire et la meilleure manière de le ou la protéger lors de rapports sexuels. Le préservatif, c'est aussi du plaisir!

Aujourd'hui, il bénéficie du nec plus ultra de la technologie : ultra fin, coloré, au goût fruité, à taille variable, aux structures diverses ou encore « masculin » ou « féminin »...Il est accessible à tous. Son prix d'achat est abordable et on le trouve partout.

Il est recommandé d'utiliser systématiquement un préservatif lors de chaque rapport sexuel.

Si le risque de transmission du VIH par la fellation est faible, il est en revanche très important pour certaines IST. Il est donc recommandé d'utiliser un préservatif pour la fellation et un préservatif avec un gel à base d'eau pour chaque pénétration anale ou vaginale.

Attention, la pilule contraceptive, le stérilet, les ovules et autres moyens de contraception ne protègent ni des IST, ni du VIH.


Le dépistage ou la Consultation de   Dépistage   Anonyme et   Gratuit (CDAG)

affiche_cdag_iconLes consultations et les tests de dépistage sont gratuits et anonymes : aucun papier d'identité, aucun paiement ne vous sera demandé. Le résultat du test vous sera communiqué dans un délai de 3 à 15 jours, au cours d'une deuxième consultation médicale. Sa signification vous sera clairement expliquée.

Pour de plus amples informations et pour connaître les adresses et coordonnées des CDAG, rendez vous sur le site : www.ass.nc.

Tous les CDAG sont accessibles pour tous, vous n'êtes pas obligés de vous rendre au CDAG de votre commune de résidence.

Le dépistage devrait se faire à chaque fois qu'il y a une prise de risque sexuelle : pénétration anale ou vaginale sans préservatif ou au début d'une nouvelle relation ou en début de grossesse pour le père comme la mère.


Qu'est ce donc une PRATIQUE SEXUELLE A RISQUE ou SAFE SEX ? Testez vos connaissances.


Questions : Oui ou Non ?

Avec l'épidémie du sida, les campagnes d'information assènent sans relâche le message : pour se protéger et protéger les autres d'une contamination, pratiquez le "safe sex".
Mais savez-vous vraiment ce qu'est le safe sex ? Connaissez-vous les pratiques à risque ? Connaissez-vous les bons moyens de prévention ? Un test à faire et à refaire, jusqu'au sans-faute.

Question 1 : Le SIDA (VIH) est-elle la seule infection transmissible par voie sexuelle ?
Question 2 : Le préservatif masculin est-il le seul moyen de prévention des IST ?
Question 3 : Doit-on utiliser différents types de préservatifs selon le type de rapport, pénétration anale ou vaginale ?
Question 4 : Peut-on utiliser des produits gras comme lubrifiant ?
Question 5 : Existe-il un risque de contamination par une IST lors d'une rupture de préservatif ?
Question 6 : Peut-on être atteint d'une IST sans avoir de symptômes ?
Question 7 : Une pénétration anale est-elle plus à risque qu'une pénétration vaginale
Question 8 : Le risque de contamination par le VIH est-il plus important au cours du premier rapport sexuel ?
Question 9 : Le risque de contamination par le VIH est-il plus important lors des règles de la femme ?
Question 10 : Le risque de contamination par le VIH est-il plus important après la ménopause ?
Question 11 : Le risque de contamination par le VIH est-il plus important pour les jeunes ( - de 20 ans) ?
Question 12 : Le risque de contamination par le VIH est-il plus important si l'un des partenaires est porteur d'une autre infection sexuellement transmissible (IST)
Question 13 : Le risque de contamination par le VIH est-il plus important si le rapport s'accompagne de violences sexuelles?


Réponses :

Question 1 : Le SIDA (VIH) est-elle la seule infection transmissible par voie sexuelle ?
Bonne réponse : Non
Il existe un grand nombre d'infections sexuellement transmissibles (IST), parmi lesquelles la gonococcie génitale ou « chaude pisse », la syphilis, l'herpès génital, les hépatites... Lorsqu'une personne a une IST il est important de ne pas avoir de rapport sexuel non protégé tant que l'IST n'est pas guérie.

Question 2 : Le préservatif masculin est-il le seul moyen de prévention des IST ?
Bonne réponse : Non
Le préservatif féminin a été lancé en 1991 et diffusé dans une trentaine de pays. En France, les négociations ont été longues pour obtenir son homologation. Le « Femidom », c'est son nom, est à présent disponible dans les dispensaires, CCF, ESPAS CMP, PMI, CP2S, Solidarité SIDA-NC, Homo-Sphère. On ne le trouve pas encore en pharmacie. Les tests ont montré qu'il a les mêmes propriétés que le préservatif masculin pour la protection contre le VIH et la contraception.

Question 3 : Doit-on utiliser différents types de préservatifs selon le type de rapport, pénétration anale ou vaginale ?
Bonne réponse : Non
Quel que soit le type de pénétration, anale ou vaginale, il est important d'utiliser un préservatif conforme à la norme NF toujours mentionnée sur le paquet. Lors des pénétrations anales il est important d'utiliser un gel lubrifiant soluble à l'eau que vous pouvez acheter en pharmacie ou en grande surface ou obtenir dans les lieux de distribution gratuite. Le gel permettra de faciliter la pénétration et évitera les traumatismes. Rappelons que le préservatif doit être mis dès le début de la pénétration.

Question 4 : Peut-on utiliser des produits gras comme lubrifiant ?
Bonne réponse : Non
Des produits comme le beurre, les produits solaires, la vaseline, les pommades et les crèmes diverses ne doivent pas être utilisés car ils abîment les préservatifs, augmentent les risques de rupture et les rendent poreux et donc inefficaces. Il faut utiliser uniquement des lubrifiants à base d'eau, appelés habituellement « gels ».

Question 5 : Existe-il un risque de contamination par une IST lors d'une rupture de préservatif ?
Bonne réponse : Oui, si on ne cesse pas immédiatement le rapport sexuel.
En cas de rupture, le rapport est équivalent à un rapport non protégé. Seule une utilisation correcte du préservatif est un moyen simple et efficace d'éviter la contamination et l'infection par des agents infectieux responsables des IST.

Question 6 : Peut-on être atteint d'une IST sans avoir de symptômes ?
Bonne réponse : Oui
La gonococcie, par exemple, est une IST asymptomatique chez une grande partie des femmes. Chez l'homme en revanche, la gonococcie provoque sécrétions et douleurs mictionnelles. Si son partenaire ne la prévient pas, la femme infectée peut ne présenter presque aucun symptômes. Elle peut alors transmettre la maladie à son insu, et risque de graves complications pour elle-même (en particulier stérilité). Or il existe des traitements très efficaces.

Question 7 : Une pénétration anale est-elle plus à risque qu'une pénétration vaginale ?
Bonne réponse : Oui
Les deux pénétrations comportent des risques pour les deux partenaires si elles ne sont pas protégées par un préservatif. Toutefois, la muqueuse anale est plus fragile et peut subir des lésions pendant la pénétration .

Question 8 : Le risque de contamination par le VIH est-il plus important au cours du premier rapport sexuel ?
Bonne réponse : Oui
Pour qu'il y ait contamination, il faut qu'il existe un contact entre un liquide contaminant ( sang, sperme, sécrétions vaginales, sécrétions séminales) et une muqueuse microfissurée. Tout ce qui va fragiliser la muqueuse vaginale ou anale ou du gland ( rapports violents, règles, autres IST, sécheresse vaginale, rupture de l'hymen...) va augmenter le risque de transmission du VIH.

Question 9 : Le risque de contamination par le VIH est-il plus important lors des règles de la femme ?
Bonne réponse : Oui
Pour qu'il y ait contamination, il faut qu'il existe un contact entre un liquide contaminant ( sang, sperme, sécrétions vaginales, sécrétions séminales) et une muqueuse microfissurée. Tout ce qui va fragiliser la muqueuse vaginale ou anale ou du gland ( rapports violents, règles, autres IST, sécheresse vaginale, rupture de l'hymen...) va augmenter le risque de transmission du VIH.

Question 10 : Le risque de contamination par le VIH est-il plus important après la ménopause ?
Bonne réponse : Oui
Pour qu'il y ait contamination, il faut qu'il existe un contact entre un liquide contaminant ( sang, sperme, sécrétions vaginales, sécrétions séminales) et une muqueuse microfissurée. Tout ce qui va fragiliser la muqueuse vaginale ou anale ou du gland ( rapports violents, règles, autres IST, sécheresse vaginale, rupture de l'hymen...) va augmenter le risque de transmission du VIH. 

Question 11 : Le risque de contamination par le VIH est-il plus important pour les jeunes ( - de 20 ans) ?
Bonne réponse : Oui
Pour qu'il y ait contamination, il faut qu'il existe un contact entre un liquide contaminant ( sang, sperme, sécrétions vaginales, sécrétions séminales) et une muqueuse microfissurée. Tout ce qui va fragiliser la muqueuse vaginale ou anale ou du gland ( rapports violents, règles, autres IST, sécheresse vaginale, rupture de l'hymen...) va augmenter le risque de transmission du VIH.

Question 12 : Le risque de contamination par le VIH est-il plus important si l'un des partenaires est porteur d'une autre infection sexuellement transmissible (IST) ?
Bonne réponse : Oui
Pour qu'il y ait contamination, il faut qu'il existe un contact entre un liquide contaminant ( sang, sperme, sécrétions vaginales, sécrétions séminales) et une muqueuse microfissurée. Tout ce qui va fragiliser la muqueuse vaginale ou anale ou du gland ( rapports violents, règles, autres IST, sécheresse vaginale, rupture de l'hymen...) va augmenter le risque de transmission du VIH.

Question 13 : Le risque de contamination par le VIH est-il plus important si le rapport s'accompagne de violence ?
Bonne réponse : Oui
Commentaire : pour qu'il y ait contamination, il faut qu'il existe un contact entre un liquide contaminant ( sang, sperme, sécrétions vaginales, sécrétions séminales) et une muqueuse microfissurée. Tout ce qui va fragiliser la muqueuse vaginale ou anale ou du gland ( rapports violents, règles, autres IST, sécheresse vaginale, rupture de l'hymen...) va augmenter le risque de transmission du VIH.