Accueil Thèmes Diabète Le contexte calédonien Evolution naturelle du diabète

Evolution naturelle du diabète

Imprimer

Le diabète de type 1 touche 5 à 10% des diabétiques en Nouvelle-Calédonie.
Il se déclare toujours par des symptômes qui conduisent au diagnostic précoce.

Le diabète de type 2, à l’inverse, peut rester méconnu pendant de nombreuses années, 8 à 12 ans en moyenne. Pendant cette période il n’y a aucun symptôme, mais les complications commencent à s’installer. 10 à 20% des diabétiques présentent déjà une rétinopathie et jusqu’à 50% une hypertension artérielle à la découverte du diabète.
Les principales complications du diabète de type 2 touchent le système cardiovasculaire, responsable de 70 à 80% des décès, les yeux (1ère cause de cécité acquise de l’adulte) et les reins (le diabète est la 1ère cause d’insuffisance rénale chronique en NC (reference: Situation sanitaire en Nouvelle-Calédonie en 2002, N°19, DASS NC), 50% des patients entrant en dialyse en Nouvelle-Calédonie sont diabétiques, parmi les dialysés ce sont ceux qui ont la plus forte mortalité (reference: Situation sanitaire en Nouvelle-Calédonie en 1999, N°16, DASS NC)).

Actuellement, parmi les diabétiques Calédoniens :

  • 43% ont une hypertension artérielle (HTA) sévère (l’HTA modérée, bien que responsable de complications cardiaques et rénales, n’est pas actuellement comptabilisée),
  • 16% présentent d’autres complications cardiovasculaires,
  • 69% ont une atteinte rénale (sévère chez 3%, dont 68 patients en hémodialyse) (reference: O Qaeze, données CAFAT 2004).

Parmi les patients ayant fait un accident vasculaire cérébral, 26,3% avaient un diabète (reference: Situation sanitaire en Nouvelle-Calédonie en 1999, N°16, DASS NC).

De nombreux facteurs de risque vasculaire sont généralement associés au diabète de type 2.

On constate :

  • qu’environ 60% à 80% % présentent une obésité,
  • qu’environ 50 % d’entre eux souffrent d’une hypertension artérielle,
  • et que 30 % d’entre eux bénéficient d’un traitement pour une dyslipidémie.

Le traitement intensif permet de réduire l’incidence des complications :

  • baisse de 25% (DCCT) à 65% (UKPDS) des complications micro-vasculaires,
  • baisse de 33% des cécités (reference: Baklund, 1997),
  • baisse de 30% à 70% des amputations (reference: Edmonds, 1986; Larson, 1995; Carrington, 1996).
Ceci prouve l’intérêt d’un diagnostic précoce et d’un traitement de qualité.