Traitements

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Au début du siècle, l’unique solution était l’ablation du sein atteint du cancer. La radiothérapie complétait ensuite cette chirurgie pour augmenter les chances de guérison. On n’avait toujours pas trouvé une technique générale qui aurait permis de protéger le sein ainsi que le reste du corps.

Il existe aujourd'hui de nombreux traitements pour lutter contre le cancer du sein, seul ou en association : chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie. Les effets secondaires des nouveaux traitements sont également atténués.

 

Les différents traitements

La chirurgie :

La chirurgie reste le traitement le plus courant mais aujourd'hui, elle est plus efficace et moins mutilante.
En général, pour les tumeurs de moins de 3 cm, c’est une tumorectomie qui est pratiquée : seule la tumeur est excisée, le reste du sein est conservé.
Cette chirurgie bien localisée est souvent associée à une radiothérapie et parfois à une chimiothérapie préventive.
Lorsque la tumeur est plus volumineuse, c’est une mastectomie qui est pratiquée : la totalité de la glande mammaire est coupée mais les muscles pectoraux sont conservés, ce qui permettra une reconstruction mammaire ultérieure.
En cas de cancer du sein, l'ablation de ganglions de l'aisselle du côté de la tumeur et leur analyse sont systématiques car la présence de cellules tumorales dans ces ganglions modifie de façon importante le traitement ultérieur.

La radiothérapie :

Les cellules cancéreuses sont détruites par des radiations à haute énergie. Ces radiations sont appliquées sur le sein, si ce dernier n'a pas été enlevé, ou sur la paroi après ablation complète du sein. Le traitement dure en moyenne 5-6 semaines, généralement sans hospitalisation. Des progrès technologiques ont permis d'en améliorer la tolérance.

La chimiothérapie :

Des médicaments spécifiques, résultats d’une recherche pharmacologique moderne, sont diffusés dans l'organisme pour détruire les cellules cancéreuses.

L'hormonothérapie :

Ce traitement empêche l’action des hormones nécessaire au développement de la tumeur.
Exemple : le Tamoxifène® inhibe la multiplication des cellules cancéreuses hormonodépendantes en bloquant l'action de l'oestradiol qui la stimule. D’autres molécules hormonales sont en cours d’étude et offrent de grands espoirs.

Les thérapies ciblées :

Ce sont de nouvelles méthodes en cours de développement : elles impliquent l'utilisation d'un anticorps dirigé contre les cellules cancéreuses. Cette approche est efficace, mais ne peut être utilisée chez toutes les patientes car elle comporte des risques de toxicité. L’anticorps monoclonal est utilisé en particulier en combinaison avec la chimiothérapie. Des études complémentaires de cette combinaison sont en cours dans le monde.

Les traitements anti-angiogéniques :

Ces traitements nouvellement développées fonctionnent en  bloquant le développement des vaisseaux sanguins qui viennent nourrir la tumeur cancéreuse.

Tous ces traitements inquiètent beaucoup les patientes mais il faut se rappeler que le dépistage précoce permet la détection du cancer alors que la tumeur ne fait pas plus de 2 cm, ce qui augmente les chances de guérison et diminue l’agressivité des traitements à appliquer.

Il est donc important pour la femme de connaître et de suivre les conseils de dépistage régulier du cancer du sein.

 

Les effets secondaires

Il en existe malheureusement :

  • chute de cheveux : lors des chimiothérapies souvent,
  • fatigue, nausées, vomissements.

Certains effets peuvent donc être choquants et marquants, d’autres plus discrets mais pas moins perturbants.
Les progrès récents des traitements des symptômes ont permis d'atténuer ces effets secondaires.
L'information et un soutien affectif peuvent être d’excellents remèdes pour adoucir les conséquences psychologiques de tels bouleversements.

 

Choisir son traitement

On ne choisit pas son traitement.
Le choix est dicté par la maladie : type de tumeur, état d’évolution.
Cependant, il est essentiel que vous puissiez exprimer vos souhaits, vos angoisses et vos besoins d’information face au traitement qui vous est proposé. Le dialogue fait partie du traitement et s'il est inexistant, il est légitime que vous l’exigiez.