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On a tout à gagner à l'arrêt du tabagisme

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Dépliant "On a tout à gagner à l'arrêt du tabagisme".
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Calendrier des bienfaits de l'arrêt du tabac

 

illustration 1Il n’est jamais trop tard pour arrêter le tabagisme, et la liste de ce que l’on peut attendre de cet arrêt est longue.

En voici quelques exemples :

Au bout d’1 jour :
Le monoxyde de carbone issu de la fumée est presque éliminé. La pression sanguine et le rythme cardiaque redeviennent normaux. La toux est plus forte, c’est bon signe : les poumons se décrassent. L’organisme va être mieux oxygéné.
Dès la 1ère semaine :
La respiration et l’activité physique deviennent plus faciles. Le goût revient et les aliments ont une nouvelle saveur. L’odorat s’affine.
Au bout de 15 jours :
L’équilibre nerveux et le sommeil sont meilleurs.
Le 1er mois :
L’encombrement bronchique, la toux et le risque d’infection diminuent. Le souffle s’améliore.
La confiance en soi est renforcée et l’ex-fumeur est fier de sa première victoire, il se sent plus libre.
Dès 6 mois :
S’il a grossi, l’ex-fumeur voit son poids se stabiliser. Il est moins malade. Les inflammations et les troubles chroniques se raréfient.
Après 1 an :
Le risque de maladies coronariennes et le risque de crise cardiaque ont diminué de moitié.
Le risque d’accident vasculaire cérébral rejoint celui du non-fumeur.
Le risque de cancer continue à diminuer. Le fonctionnement des poumons a augmenté d’environ 10%.
Après 2 ans :
Le risque d’infarctus du myocarde est redevenu identique à celui d’un non-fumeur.
Après 5 ans :
Les risques de cancer de la bouche, de la gorge, de l’oesophage, du pancréas et de la vessie sont réduits de moitié.
Après 10 ans :
Le risque de crise cardiaque redescend au même niveau que celui d’une personne qui n’a jamais fumé. Le risque de mourir du cancer du poumon est réduit de moitié.
Après 15 ans :
Le risque de cancer du poumon rejoint celui d’un non-fumeur.

 

Motivation, dépendance et méthode d'arrêt : quelques repères

ill3S’il n’y a pas de méthode miracle pour arrêter définitivement le tabagisme, il existe des points que l’on peut passer en revue pour favoriser un bon arrêt, seul ou avec l’aide d’un professionnel de santé.

En voici quelques uns :

La dépendance physique ou nicotinique

C’est la perte de sa liberté devant la cigarette, due à la nicotine contenue dans le tabac.
C’est cette forme de dépendance physique qui peut être responsable de l’apparition de signes de manque lors de l’arrêt du tabagisme : irritabilité, troubles du caractère, humeur dépressive, somnolence, agitation, troubles du sommeil, de la concentration, de l’appétit.
Les substituts nicotiniques (gommes, timbres, etc.) rendent l’arrêt plus confortable et diminuent ces signes de manque.
Pour connaître son niveau de dépendance à la nicotine, le fumeur peut recourir au questionnaire de Fagerström.
En cas de dépendance physique moyenne ou forte, les substituts augmentent nettement les chances de réussite. La dose doit être suffisante et adaptée au taux de dépendance.
Ce traitement ne calme pas la dépendance psychologique, comportementale ou
gestuelle qui peut durer plusieurs semaines.

Enfin, souvenons nous qu’il n’y a pas d’échec à l’arrêt du tabagisme, mais uniquement des tentatives qui serviront d’expériences pour l’arrêt définitif !

La dépendance psychocomportementale

Cette dépendance se traduit par de fortes envies de tabac apparaissant lors des moments ou circonstances où l’on avait l’habitude de fumer. Ces envies durent rarement plus de quelques minutes, mais il est utile de prévoir des occupations alternatives, comme manger un fruit, respirer profondément, appeler un(e) ami(e), penser intensément à ce que l’on pourra s’acheter avec l’argent non dépensé dans le tabac au cas où elles persistent.
Avoir repéré à l’avance les moments les plus à risques pour soi (travail, stress, fêtes) permettra également de mieux agir sur cette dépendance, en préparant des solutions adaptées à chaque situation.
En cas de difficultés à faire face à cette dépendance, une aide précieuse peut-être trouvée auprès d’un professionnel formé aux techniques cognitives et comportementales (T.C.C.).

Cliquer ici pour tester votre dépendance nicotinique (test de Fagerström).


 

Le monoxyde de carbone

illustration 2Parmi les 4000 substances contenues dans la fumée du tabac, le fumeur inhale du monoxyde de carbone (CO), un gaz toxique et même mortel à haute dose.
Une fois dans le sang, il a notamment pour effet de réduire la quantité d’oxygène disponible pour les muscles, le cerveau, le coeur, etc. Il gène ainsi la respiration et peut entraîner des atteintes cardiovasculaires: rétrécissement des artères, accident vasculaire cérébral (AVC), artérites, etc.

Le CO est mesurable dans l’air que l’on expire, au moyen d’un petit appareil dans lequel il suffit de souffler. On obtient alors immédiatement un résultat exprimé en «ppm» (particules par million).
Lorsque l’on arrête de fumer, le monoxyde de carbone est naturellement éliminé par l’organisme et son taux se normalise dans les 24 à 48 heures.

L’organisme est alors beaucoup mieux oxygéné et les performances du coeur et des muscles augmentent.<