Introduction

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  • Un fumeur sur deux est destiné à mourir du tabac.
  • En 2007, 95% des morts liées au tabac sont survenues chez des personnes ayant commencé à fumer vers1980/1985.
  • Un fumeur de 20 cigarettes par jour, âgé de trente ans qui continue à fumer, a une espérance de vie réduite de 6 ans.
  • Le même fumeur qui fume 40 cigarettes par jour a une espérance de vie réduite de 8 ans.
  • Selon l’OMS, il y a actuellement dans le monde plus de 1,3 milliard de fumeurs et plus de 70 %d’entre eux se trouvent dans les pays à revenu faible ou moyen. Si l’on n’incite pas les fumeurs adultes à arrêter le tabagisme, il sera impossible, d’après les statistiques actuelles, de faire baisser le nombre des morts imputables au tabac avant 30 à 50 ans.
  • En Nouvelle-Calédonie 38% de la population adulte du Grand Nouméa fume contre 42% en 2004.
  • Une enquête faite par le service addictologie en 2005 auprès de 6000 jeunes (classes de 4ème, seconde et apprentis des C.F.A) montre que l’initiation se fait au collège.
  • Il y a peu de différence entre la classe de 4ème et de seconde concernant le pourcentage de fumeurs occasionnels ou réguliers en revanche le pourcentage de fumeurs quotidiens triple.

La Nouvelle-Calédonie, en moins de dix ans, est passée du « pays Marlboro » (pour ceux qui se souviennent de ce panneau publicitaire qui a longtemps choqué de nombreux visiteurs à leur arrivée à Tontouta), à l’un des pays les plus avancés (à l’exception de nos voisins Néo-zélandais et Australiens qui restent bien sûr en tête de file de l’application de la convention cadre de lutte antitabac signée par plus de 200 pays) de la zone pacifique en terme de législation, de prévention et de mesures d’aide au sevrage.
Des progrès restent à faire, l’hôpital (CHT) s’est engagé dans la démarche « réseau hôpital sans tabac », l’agence sanitaire en collaboration avec les services provinciaux a mis en place dès le démarrage du programme addictologie des séances de prévention en milieu scolaire ainsi que des interventions en entreprises.
Un médecin addictologue a été recruté. Sa mission prioritaire est centrée sur la mise en place d’une consultation spécialisée de sevrage au tabac, la coordination d’une liaison extra et intra hospitalière spécifique du tabac, et la formation des professionnels de santé au conseil bref et au dépistage précoce.

Une enquête effectuée à la demande de l’agence sanitaire en Nouvelle-Calédonie en octobre 2007 montre bien que les fumeurs peuvent arrêter, ils représentent déjà 23% de l’échantillon, et parmiceux qui continuent à fumer, 74% ont pensé ou déjà tenté d’arrêter !


Synthèse des résultats de l’étude TNS octobre 2007

  • 61% des résidents du Grand Nouméa ont déjà fumé
  • 26% n’ont jamais pensé à arrêter
  • 27% ont pensé à arrêter mais n’ont pas franchi le pas (ont repris après 8 mois)
  • 47% a essayé mais a rechuté
  • 88% n’ont pas (ou n’iront pas) solliciter les professionnels dans le cadre de l’arrêt de tabac
L’arrêt sans accompagnement est un facteur de rechute.
Ils ont tenu en moyenne 8 mois mais la moitié d’entre eux cèdent au bout de 3 mois :
  • Trop difficile
  • Enervement
  • Problèmes personnels
Qu’elle le veuille ou pas l’école joue un rôle majeur dans l’initiation au tabagisme.

En effet dans une classe de 30 élèves :
  • 15 sortiront fumeurs réguliers de l’école
  • 10 resteront fumeurs toute leur vie
  • 5 mourront d’une maladie liée au tabac

Rappel sur la législation en Nouvelle-Calédonie

Pour encourager les fumeurs à arrêter, il faut que l’environnement soit favorable : fortes taxes sur le tabac, interdiction de la publicité, zones publiques non-fumeurs. Ce faisceau de mesures contribuent à sensibiliser le public et à rendre plus difficile l’accès aux produits du tabac.

Depuis la délibération du 15 juin 2005 :

  • La publicité du tabac est interdite.
  • La distribution gratuite du tabac est interdite.
  • Toute opération de parrainage est interdite.
  • Un message sanitaire sera inscrit sur les produits du tabac.
  • La taxe est fixée à 32%,
  • Il est interdit de fumer dans les transports collectifs et dans les lieux publics accueillant du public.
  • Il est interdit de vendre du tabac aux mineurs.
  • Une affiche placée à la vue du public et rappelant cette interdiction doit être apposée dans les lieux
  • de vente.
  • La production d’une pièce d’identité avec photo peut être demandée par le vendeur.
  • Un dispositif d’aide financière au sevrage tabagique.