Les risques liés à la consommation du cannabis

La consommation aigue occasionnelle
- Ralentissement psychique, difficultés de concentration, diminution de la vigilance ;
- Ralentissement physique, avec trouble de l’équilibre et difficulté à coordonner ses mouvements ;
- Perturbations des sens (vision, ouïe, odorat, goût) et perte des repères temporels ;
- Ivresse cannabique ;
- Troubles de l’humeur, anxiété, agressivité, confusion... jusqu’au mauvais délire, appelé « bad trip », car nous réagissons tous différemment face au produit ;
- Attaque de panique ;
- Psychose aigue ;
- Accidents de circulation et / ou du travail.
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Le « Bad trip », ça peut arriver à tout le monde !
Qu’est-ce que c’est ? Le « bad trip » est une expérience désagréable, une sensation de malaise voir de mort imminente due à une intoxication aigüe au cannabis. Ca arrive à qui ? Tous les consommateurs, occasionnels ou réguliers, prennent ce risque quelle que soit la dose ou la fréquence de consommation. Bien évidemment, plus le nombre de joints fumés est important, plus la concentration en THC est importante, plus le risque augmente. Si le jeune est en plus dans de mauvaises conditions psychologiques, fatigué ou qu’il l’associe à de l’alcool, ce risque augmente encore. Ca arrive quand ? Dès la première expérience, ou après 1 an, 2 ans…5 ans voire plus, de consommation. Personne ne peut le savoir à l’avance ! Mais le risque est bien réel pour toute consommation. |
La consommation régulière (au moins 10 fois par mois)
- Diminution de la mémoire immédiate, c’est-à-dire une perte des souvenirs récents. Le jeune ne sait plus où sont ses clés, son téléphone portable, ou encore son lecteur MP3… Bien souvent, cela s’accompagne d’une déconcentration. Le jeune peut alors avoir des difficultés scolaires ou professionnelles.
- Démotivation, le jeune a souvent de moins en moins d’intérêt pour des activités qu’il aimait et pratiquait auparavant telles que la musique ou le sport. Il lui arrive parfois se couper de ses amis. Ses projets sont de plus en plus rares et rien ne semble l’intéresser.
- Détresse psychologique, le jeune s’isole peu à peu, se renferme sur lui-même, broie du noir. Ce mal être peut alors le conduire vers des idées suicidaires.
- Apparition d’une dépendance psychologique qui se manifeste par une incapacité à réduire ou à arrêter sa consommation. Le cerveau du jeune qui fume régulièrement se met à fonctionner différemment et s’habitue petit à petit à l’effet qu’il produit en lui. Le jeune est obligé d’augmenter sa consommation de cannabis pour rechercher les mêmes effets qu'auparavant.
Si vous tentez de le faire réduire ou d’arrêter, des perturbations comme l’irritabilité, des difficultés à s’endormir ou à se réveiller ainsi qu’un mal-être pouvant durer plusieurs semaines, sont autant de signes d’une dépendance installée.
Réduire ou arrêter de fumer, n’est pas si facile. Le risque de dépendance n’est pas le même pour chaque jeune. Certains usagers peuvent arrêter facilement, d’autres non.
Conséquences sur la vie sociale
- Accidents de la circulation (vélo, booster ou automobile).
- Désintérêt scolaire et professionnel conduisant le jeune à l’échec ou au chômage.
- Un isolement, favorable à des états dépressifs avec tentatives de suicide.
- Organisation de la vie du jeune autour du cannabis
- Problèmes avec la police ou la justice

