A partir de quand s´inquiéter et comment réagir ?
En cas d'usage occasionnel :
Le jeune a essayé pour faire comme les autres et a fumé une ou deux fois, ou en rangeant sa chambre vous avez découvert une enveloppe de cannabis sous le matelas ou dans une poche de jeans.
Pour vous parents, cette découverte est souvent comme « un coup de tonnerre dans un ciel serein » et il vous est parfois difficile d’avoir une réaction adaptée à la situation.
La réaction peut alors aller de la banalisation à la dramatisation :
Banalisation :
« ce n’est pas grave »
« on a tous été jeunes »
« je ne lui en parle pas car j’ai peur qu’il fume encore plus »
Ou dramatisation et excès :
« tu es drogué »
« tu vas aller à Nouville »
« les gendarmes vont te mettre en prison »
« on va te faire une prise de sang... »
Il est important que les deux parents tiennent le même discours, ce qui sous entend qu’ils doivent déjà en parler entre eux afin d’avoir une attitude commune.
L’adolescence est une période d’expérimentation, de recherche de sensations nouvelles, de curiosité, de doutes, de transformation du corps, de modification du rapport aux parents et aux adultes.
C’est le moment de dialoguer avec son enfant, sans banaliser ni dramatiser, mais en se positionnant en tant qu’adulte et en signifiant son désaccord par un interdit de consommation.
Il ne sert à rien de tenir un discours alarmiste sur les conséquences de la consommation de cannabis sur la santé car le jeune ne se soucie pas de sa santé à long terme, c’est une réalité trop lointaine.
Il risque d’ailleurs de vous dire qu’il va très bien, qu’il est en forme, qu’il «assure» et que c’est vous qui êtes «malades» de crier comme cela, que tous ses copains fument et qu’ils vont bien, qu’il connaît des adultes qui fument plus que lui et qui vont très bien...
Le "non" est educatif et il ne faut pas avoir peur de l’employer car il donne un cadre et des reperes aux jeunes
L’attitude des parents vis-à-vis de la consommation des enfants est très importante. A 14 ans, près de 70% des jeunes déclarent que leurs parents leur interdisent le cannabis et 20% pensent que leurs parents ne préfèrent pas qu’ils en consomment. (Enquête réalisée en 2005 par le service de prévention en addictologie auprès de 2500 élèves de classes de 4ème) L’avis des parents, en particulier l’interdit, est donc un facteur protecteur à cet âge dans l’attitude et les choix du jeune.
Lui dire "non" est-ce efficace ?
Probablement plus efficace que de ne rien dire. Il est possible qu’il fume encore, mais devra se cacher, se méfiera, ne fumera pas devant les adultes qu’il connaît, ne fumera pas à la maison.
Il aura donc moins d’occasions de fumer, probablement en quantité moins importante et les risques en seront donc réduits.
Bien que le risque soit toujours présent, il faut savoir que « plus la consommation est élevée plus le risque d’avoir des complications est important ».
Lorsque La consommation devient probLematique (usage regulier)
Les signaux d’alerte qui doivent vous faire réagir sont :
Le jeune a essayé pour faire comme les autres et a fumé une ou deux fois, ou en rangeant sa chambre vous avez découvert une enveloppe de cannabis sous le matelas ou dans une poche de jeans.
Pour vous parents, cette découverte est souvent comme « un coup de tonnerre dans un ciel serein » et il vous est parfois difficile d’avoir une réaction adaptée à la situation.
La réaction peut alors aller de la banalisation à la dramatisation :
Banalisation :
« ce n’est pas grave »
« on a tous été jeunes »
« je ne lui en parle pas car j’ai peur qu’il fume encore plus »
Ou dramatisation et excès :
« tu es drogué »
« tu vas aller à Nouville »
« les gendarmes vont te mettre en prison »
« on va te faire une prise de sang... »
Il est important que les deux parents tiennent le même discours, ce qui sous entend qu’ils doivent déjà en parler entre eux afin d’avoir une attitude commune.
L’adolescence est une période d’expérimentation, de recherche de sensations nouvelles, de curiosité, de doutes, de transformation du corps, de modification du rapport aux parents et aux adultes.
C’est le moment de dialoguer avec son enfant, sans banaliser ni dramatiser, mais en se positionnant en tant qu’adulte et en signifiant son désaccord par un interdit de consommation.Il ne sert à rien de tenir un discours alarmiste sur les conséquences de la consommation de cannabis sur la santé car le jeune ne se soucie pas de sa santé à long terme, c’est une réalité trop lointaine.
Il risque d’ailleurs de vous dire qu’il va très bien, qu’il est en forme, qu’il «assure» et que c’est vous qui êtes «malades» de crier comme cela, que tous ses copains fument et qu’ils vont bien, qu’il connaît des adultes qui fument plus que lui et qui vont très bien...
Le "non" est educatif et il ne faut pas avoir peur de l’employer car il donne un cadre et des reperes aux jeunesL’attitude des parents vis-à-vis de la consommation des enfants est très importante. A 14 ans, près de 70% des jeunes déclarent que leurs parents leur interdisent le cannabis et 20% pensent que leurs parents ne préfèrent pas qu’ils en consomment. (Enquête réalisée en 2005 par le service de prévention en addictologie auprès de 2500 élèves de classes de 4ème) L’avis des parents, en particulier l’interdit, est donc un facteur protecteur à cet âge dans l’attitude et les choix du jeune.
Lui dire "non" est-ce efficace ?
Probablement plus efficace que de ne rien dire. Il est possible qu’il fume encore, mais devra se cacher, se méfiera, ne fumera pas devant les adultes qu’il connaît, ne fumera pas à la maison.
Il aura donc moins d’occasions de fumer, probablement en quantité moins importante et les risques en seront donc réduits.
Bien que le risque soit toujours présent, il faut savoir que « plus la consommation est élevée plus le risque d’avoir des complications est important ».
Lorsque La consommation devient probLematique (usage regulier)Les signaux d’alerte qui doivent vous faire réagir sont :
- Votre enfant :
- fume seul ;
- dès le matin ;
- de façon répétée dans la journée.
- Vous remarquez un changement dans son comportement, il est taciturne ou au contraire agressif.
- Il présente un désintérêt pour l’école, les résultats scolaires baissent.
- Il abandonne ses activités préférées (sport, musique...).
- Il s’isole, n’a envie de voir personne (repli sur soi, désocialisation).
- Il recherche de l’argent ou de l’argent disparaît.
- Il est très jeune : Toute consommation précoce, avant 15 ans, même si elle est occasionnelle, est un signe de gravité.


