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Consommation nulle d’un produit.


Mode d’utilisation d’une substance conduisant à une altération du fonctionnement ou à une souffrance cliniquement significative (mais sans atteindre les critères de la dépendance), caractérisée par la présence d’au moins une des manifestations suivantes au cours d’une période de 12 mois :

1) Utilisation répétée d’une substance conduisant à l’incapacité de remplir des obligations majeures, au travail, à l’école ou à la maison.
2) Utilisation répétée d’une substance dans des situations où cela peut être physiquement dangereux.
3) Problèmes judiciaires répétés liés à l’utilisation d’une substance.
4) Utilisation de la substance malgré des problèmes inter-personnels ou sociaux, persistants ou récurrents, causés ou exacerbés par les effets de la substance (Américan Psychiatric Association, mini DSM-IV. Critères diagnostiques. Washington DC, 1994).


Processus induit par l’absorption régulière d’un médicament ou d’un toxique aboutissant à la diminution de son efficacité malgré des doses progressivement croissantes (Sournia JC. Dictionnaire français de santé publique, Paris : Editions de Santé, 1991)
Voir : Tolérance, Dépendance.


Personnes qui prennent part à une action. Dans le cadre de la santé, on distingue quatre grands groupes d’acteurs :
1) Les usagers ou leurs représentants.
2) Les producteurs de soins, par exemple l’hôpital ou les médecins libéraux.
3) Les organismes financiers tels que la CAFAT ou les mutuelles.
4) Les institutions telles que les DPASS et la DASS/NC.


Action programmée, entreprise par les autorités sanitaires en vue de l’amélioration de la santé d’une population (Sournia JC. Dictionnaire français de santé publique. Paris :Editions de santé, 1991).


Expression désignant toutes interventions collectives, d’institutions, organismes ou administrations, complétant les prestations légales de l’aide sociale ou des organismes d’assurance maladie (Sournia JC. Dictionnaire français de santé publique, Paris : Editions de Santé, 1991)

Toute conduite de consommation d’une drogue provoquant la dépendance physique et, ou psychologique (R. Doron, F. Parot. Dictionnaire de Psychologie, Paris :PUF, 1991).
Processus par lequel un comportement pouvant permettre à la fois une production de plaisir et d’écarter ou d’atténuer une sensation de malaise interne, est employé d’une façon caractérisée par l’impossibilité répétée de contrôler ce comportement et sa poursuite en dépit de la connaissance de ses conséquences négatives (Goodman, 1990).


Personne dont l’âge est compris entre 12 et 18 ans.
Sujet dont l’âge se situe entre l’enfance et l’âge adulte (Sournia JC. Dictionnaire français de santé publique, Paris : Editions de Santé, 1991).


Sujet qui a terminé son adolescence (Sournia JC. Dictionnaire français de santé publique, Paris : Editions de Santé, 1991).


Molécule naturelle ou de synthèse contenue dans toutes les boissons fermentées ou distillées.
Ce mot d’origine arabe est employé communément pour désigner l’alcool éthylique ou éthanol. Dans le langage courant, alcool est utilisé pour désigner un alcool particulier, l’éthanol.
Voir : Ethanol.


Quantité d’alcool pur contenu dans un litre de sang.
Présence d’alcool dans le sang. En général, on sous-entend par ce terme le taux d’alcoolémie d’une personne = quantité d’alcool pur contenue dans un litre de sang (taux légal à 0.5g/l). on peut également apprécier la concentration d’alcool dans l’air expiré par éthylotest ou éthylomètre (voir ces termes).


Se dit d’un consommateur habituel de produits contenant de l’éthanol, qui subit une altération de sa capacité à maîtriser sa consommation ou présente une ou plusieurs complications, ou associe les deux séries de troubles. Ce terme, vague, peut avoir une connotation péjorative.


Toute consommation d’alcool pur par un individu ou une collectivité (terme neutre qui ne préjuge ni de l’importance de la consommation, ni de ses effets éventuels).


Manière de boire non conforme aux habitudes du milieu caractérisée par un désir répété et obsédant de boire (Ward J. Santé :intervention sociale. Paris :Masson, 1997).
Tout usage de boisson alcoolique qui cause dommage à l’individu, à la société ou aux deux.


Dépendance à l’alcool pouvant se manifester sous la forme d’une dépendance physique ou psychologique.
Voir alcoolisme, dépendance.


Discipline ayant pour objectif l’ensemble des connaissances sur l’alcool en tant que produit utilisé par l’homme, depuis les conditions de sa production jusqu’aux conséquences de sa consommation par l’individu et la collectivité.


Etat ou processus par lequel quelque chose est perdu ou rendu étranger à celui qui le possédait originellement (Doron R. Parot F. dictionnaire de Psychologie, Paris : PUF, 1991).


Permet la mesure quantitative du monoxyde de carbone dans l’air expiré.


Décision administrative, à portée générale ou individuelle, prise par une autorité compétente : ministre, préfet, président de conseil général, maire (Verdier P. Lexicode de l’aide sociale à l’enfance. Paris : Bayard Editions, 1995).


Terme général désignant toute action visant à venir en aide à des personnes démunies, par le biais d’institutions publiques ou privées, sans que ces personnes y contribuent financièrement (Sournia J.C. Dictionnaire français de santé publique. Paris :Editions de Santé, 1991).


Disposition interne de l’individu vis-à-vis d’un élément du monde social orientant la conduite qu’il adopte en présence, réelle ou symbolique, de cet élément (Doron R. Parot F. Dictionnaire de Psychologie, Paris : PUF, 1991).


Le fumeur cherche à maintenir la nicotinémie à une concentration optimale en adaptant sa façon de fumer (rythme, nombre, volume des bouffées).


Ecart ou différence entre un état optimal, défini de façon normative et l’état actuel ou réel. Le besoin représente ce qui est requis pour remédier au problème identifié (Bury J.A. Education pour la santé. Bruxelles : De Bœuck, 1988).


Exigence éprouvée par une population qui, dans l’état de ses connaissances, souhaite maintenir ou améliorer son état de santé, prévenir une maladie ou la soigner (Sournia J.C. Dictionnaire français de santé publique. Paris : Editions de Santé, 1991).


Boisson fermentée contenant naturellement de l’éthanol (vin, bière, cidre, etc) ou boisson distillée (eau-de-vie, cognac, whisky, etc). La quantité d’alcool est la même (entre 8 et 12 g/l d’alcool pur) dans n’importe quel verre de vin, de cidre, de bière, de whisky ou de pastis.
Soit une unité internationale alcool/verre.


Sont considérées comme boissons non alcoolisées les boissons contenant moins de 1.2 vol% d’alcool (bière sans alcool, jus de fruits, etc).


Agent, circonstance ou facteur dont la modification entraîne un changement dans la fréquence d’une maladie (Sournia J.C. Dictionnaire français de santé publique. Paris :Editions de Santé, 1991).


La loi du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions a intégré les Centres d’hygiène alimentaire et d’alcoologie (CHAA) dans la loi n°75-635 du 30 juin 1975 relative aux institutions sociales et médico-sociales sous l’appellation Centres de Cure Ambulatoire en Alcoologie (CCAA). Les CCAA assurent des soins ambulatoires et des actions d’accompagnement social et de réinsertion en faveur des personnes présentant une consommation d’alcool à risque ou nocive, ou atteintes de dépendance alcoolique.


Conduite d’un sujet considéré dans un milieu et dans une unité de temps donnée (Sillamy N. Dictionnaire de psychologie, Paris : Larousse, 1994).


Ensemble des actions par lesquelles un organisme cherche à s’adapter à une situation déterminée.


Conduites d’essai susceptibles d’entraîner des effets dangereux pour leur auteur et/ou pour leur entourage (Doron R., Parot F. Dictionnaire de Psychologie, Paris : PUF, 1991).


Utilisation d’un (ou plusieurs) produit pour affronter un obstacle réel ou ressenti par l’usager ou par son entourage dans un but de performance (Laure P. Les gélules de la performance, Paris : Ellipses 1997).
Voir : dopage.


Accord sur un sujet entre différentes personnes.


Traitement auquel est soumis une personne atteinte de dépendance à un toxique (Sournia JC. Dictionnaire français de santé publique. Paris : Editions de santé, 1991).


Pourcentage en volume d’alcool pur contenu dans une boisson alcoolique.


Suppression des sanctions pénales pour le seul usage d’un produit interdit. La consommation reste illégale mais elle est tolérée.


Mode d’utilisation inadapté d’une substance conduisant à une altération du fonctionnement ou une souffrance, cliniquement significative, caractérisé par la présence de trois (ou plus) des manifestations suivantes, à un moment quelconque d’une période continue de 12 mois :

1. Tolérance, définie par l’un des symptômes suivants :
a) Besoin de quantités notablement plus fortes de la substance pour obtenir une intoxication ou l’effet désiré.
b) Effet notablement diminué en cas d’utilisation continue d’une même quantité de substance.
2. Sevrage, caractérisé par l’une ou l’autre des manifestations suivantes :
a) Syndrome de sevrage caractéristique de la substance.
b) La même substance (ou une substance très proche) est prise pour soulager ou éviter les symptômes de sevrage.
3. La substance est souvent prise en quantité plus importante ou pendant une période plus prolongée que prévu.
4. Il y a un désir persistant, ou des efforts infructueux, pour diminuer ou contrôler l’utilisation de la substance.
5. Beaucoup de temps est passé à des activités nécessaires pour obtenir la substance (par exemple : consultation de nombreux médecins ou déplacement sur de longues distances), à utiliser le produit (par exemple :fumer sans discontinuer) ou à récupérer de ses effets.
6. Des activités sociales, professionnelles ou de loisirs importantes sont abandonnées ou réduites à cause de l’utilisation de la substance.
7. L’utilisation de la substance est poursuivie bien que la personne sache avoir un problème psychologique ou physique persistant ou récurrent susceptible d’avoir été causé ou exacerbé par la substance (par exemple, poursuite de la prise de cocaïne bien que la personne admette une dépression liée à ce produit, ou poursuite de la prise de boissons alcoolisées bien que le sujet reconnaisse l’aggravation d’un ulcère du fait de la consommation d’alcool).

La perte de la liberté de s’abstenir d’un produit.


Elle se manifeste lors de la suspension des prises par l’apparition de signes somatiques divers regroupés sous le terme de syndrome de sevrage. Elle n’existe pas pour toutes les substances psychoactives à l’origine de dépendance.


Elle était désignée autrefois par le terme « assuétude ». Elle se traduit par un désir souvent irresponsable de répéter les prises. La répétition conduit progressivement à une automatisation de la recherche de sensation. On parle alors de comportement. Les sensations recherchées peuvent être aussi diverses qu’il existe des produits à l’origine de la dépendance et que chacun peut découvrir les effets d’une même substance dans un état psychique et un environnement bien différents (sensation de plaisir ou de disparition d’une souffrance psychique, sensation extraordinaire, sensation vertigineuse...).


Action de santé par laquelle on soumet une population qui se considère en bonne santé, à des procédés de diagnostic pour déceler éventuellement une ou plusieurs maladies avant qu’elles aient donné des manifestations morbides (Sournia J.C. Dictionnaire français de santé publique. Paris :Editions de Santé, 1991).


Facteur influant sur l’état de santé d’un individu ou d’une population(Ruscin E., Thélot B. Dictionnaire de l’information en santé publique. Paris :Frison-Roche, 1994).


Comportement d’une personne ou d’un groupe s’écartant du cadre des variations admises par une société selon un système de valeurs(Sournia J.C. Dictionnaire français de santé publique. Paris :Editions de Santé, 1991).


Fait élémentaire, enregistré, concernant un phénomène ou un problème et qui est considéré comme admis, connu ou reconnu (Ruscin E., Thélot B. Dictionnaire de l’information en santé publique. Paris : Frison-Roche, 1994).


Produit naturel ou synthétique capable de modifier le comportement de celui qui le consomme et d’engendrer une dépendance (Sillamy N. Dictionnaire de psychologie, Paris : Larousse, 1994).


Une drogue pourrait être dite douce quand son usage est culturellement intégré au fonctionnement social dominant, sans que cela implique une quelconque nocivité ni une quelconque innocuité (Geismar-Wievicrka S. Les toxicomanes, Paris : Seuil, 1995).