Protocole 1 : analgésie et réglementation

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L'antibioprophylaxie : l’injection intra-musculaire :analgésie et réglementation

 

Objectifs

  • Assurer l’antibioprophylaxie parentérale du malade atteint par le R.A.A.
  • Favoriser la compliance du patient au soin et au suivi de son traitement en réduisant la douleur lors de l’administration de l’IM.

Pour la prophylaxie des rechutes du R.A.A., l’antibiotique de référence est l’Extencilline® qui présente
l’avantage d’assurer une pénicillinémie efficace et très prolongée après son administration unique
(à renouveler toutes les 3 semaines).
Son principal inconvénient est la douleur entraînée par l’injection.

 

Gestion de la douleur

 

LA XYLOCAINE® (LIDOCAINE 1%)

Est utilisée comme anesthésique.
Son action est obtenue grâce au blocage nerveux périphérique.
La concentration utilisée varie en fonction de l’indication et du but recherché, de l’âge et de l’état pathologique du patient.
L’anesthésie obtenue est fonction de la dose utilisée.
La dose à injecter est fonction de la technique d’anesthésie pour laquelle le produit est utilisé.

Précautions d’emploi :

L’utilisation de la lidocaïne nécessite :

  • un interrogatoire destiné à connaître le terrain, les thérapeutiques en cours, les antécédents du patient,
  • de faire l’injection strictement hors des vaisseaux après aspirations répétées,
  • maintenir le contact verbal avec le patient durant l’injection.

L’EMLA

L’usage de l’EMLA a donc pour but de prévenir la douleur du patient au point d’injection. Le vécu de la douleur laisse des traces mnésiques qui génèrent l’anxiété et peut être à l’origine du peu de compliance du malade ou parfois de l’abandon du traitement.
L’EMLA agit en bloquant totalement et de façon réversible la conduction nerveuse. Son utilisation bien que facile, nécessite quelques règles de bon usage.

Elle est plutôt réservée aux enfants, la durée d’application optimum est de 1 à 2 heures avant l’injection. La durée maximale est de 4 heures.
Après application de la crème, faire localement un pansement occlusif. Prendre en compte le temps d’application avant de réaliser l’injection.
3 millimètres d’épaisseur cutanée sont anesthésiés en 1 heure d’application.
L’anesthésie persiste 1 à 2 heures après le retrait du topique.

 

Règlementation concernant l'injection de Xylocaïne® par un infirmier

La possibilité pour un infirmier d’effectuer, hors présence d’un médecin, une injection contenant de la Xylocaïne® est définie dans le décret n°2002-194 du 11 février 2002 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier. L’article 6 habilite l’infirmier à pratiquer les injections et perfusions soit en application d’une prescription médicale, qui sauf urgence doit être datée et signée, soit en application d’un protocol écrit qualitatif et quantitatif préalablement établi, daté et signé par le médecin. Aucune exception n’est faite pour les anesthésiques locaux. Seules les injections et perfusions de produits d’origine humaine et les injections de médicaments à des fins analgésiques dans des cathéters périduraux et intrathécaux ou à proximité d’un tronc ou d’un plexus nerveux, ne peuvent être réalisées qu’à condition qu’un médecin puisse intervenir à tout moment ; et seules les anesthésies locorégionales sont dévolues aux infirmiers anesthésistes.

Notons par ailleurs que le risque de réaction anaphylactique est supérieur avec la pénicilline qu’avec la Xylocaïne®, est qu’il serait regrettable de priver un patient d’analgésie ou de refuser de pratiquer l’injection au prétexte du risque d’un choc.

Fiche Protocole 1 à télécharger - 911 ko.


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