Appliquer les mesures en modalités et durée thérapeutique
Régime thérapeutique
| Patient | Antibiotique | Dose | Fréquence | Voie |
|---|---|---|---|---|
| <30kg | Pénicilline G benzathine |
600 000 IU | Toutes les 3 semaines | IM |
| 30-60 kg | Pénicilline G benzathine |
1 200 000 IU | Toutes les 3 semaines | IM |
| >60kg | Pénicilline G benzathine |
2 400 000 IU | Toutes les 3 semaines | IM |
| Patients refusant la thérapie parentérale ou sous anticoagulants | ||||
| <30kg | Phénoxyméthyl-pénicilline | 0,5g | 0,5g/jour en 2 doses | orale |
| >30kg | Phénoxyméthyl-pénicilline | 1,0g | 0,5g/jour en 2 doses | orale |
| Patients allergiques à la pénicilline | ||||
| Macrolides | 50mg/kg/jour | 2 à 3 prises/jour | orale | |
Le traitement de choix pour la prévention à long terme du rhumatisme articulaire aigu demeure la pénicilline G enzathine (Extencilline®).
La thérapie orale avec de la phénoxyméthylpénicilline (ORACILLINE®, OSPEN®) ne devrait être utilisée qu’en dernier recours chez le malade refusant la thérapie parentérale, ou chez le patient sous anticoagulants. Même lorsque la compliance est parfaite, cette thérapie est moins efficace que la prévention parentérale. Le mélange xylocaïne/pénicilline est conseillé afin d’obtenir une adhésion plus facile au traitement. Pour le malade allergique à la pénicilline,les macrolides peuvent être utilisés (ERYTHROCINE®, JOSACINE® et autres). La présence de souches de streptocoques du groupe A de Lancefield résistantes à l’érythromycine a été rapportée en Australie.
Durée de la prévention secondaire
En l’absence de cardite,
La prévention devrait durer jusqu’à l’âge de 18 ans ou cinq années après le dernier épisode aigu (poussée), selon l’échéance la plus tardive.
En présence de cardite,
Parce que ces individus sont plus susceptibles de présenter à nouveau un épisode de poussée aiguë, la prévention devrait se poursuivre jusqu’à l’âge de 25 ans ou 5 ans après la dernière poussée aiguë, selon l’échéance la plus tardive ou même plus selon les conditions locales ou la présence d’autres facteurs de risque (jusqu’à 30-40 ans dans les protocoles Polynésiens).
En présence d’une rechute,
(nouveau diagnostic après guérison), le traitement doit être poursuivi dix ans après la dernière rechute.
Une prévention secondaire à vie a été suggérée par certaines équipes. Les conséquences psychologiques pour le patient d’une telle recommandation ne peuvent être prises à la légère, et des études récentes suggèrent qu’elle est sauf exception habituellement inutile.
La prévention d’une endocardite chez le malade avec valvulopathie ne doit pas être confondue avec une stratégie de prévention secondaire du rhumatisme articulaire aigu. Elle ne doit pas être mise de côté !
Lieux de référence
- Circonscriptions médico-sociales et dispensaires à Nouméa (Provinciaux/CAFAT/Mutuelle)
- Centre médico-scolaire de Nouméa
- Agence sanitaire, cellule R.A.A. (animateur du réseau).

