Politique nutritionnelle et incitation à l'activité physique
Objectif
Diminuer la prévalence du diabète en infléchissant la courbe de l’obésité.
Mesures
Création d’un plan de prévention global du diabète et de l’obésité :
• 2006 : Mise en place d’un collège intersectoriel qui anime et valide, dégage des priorités et initie des partenariats (dans le secteur public, avec l’industrie, l’agriculture,…) où sont proposées des actions gagnant/gagnant.
• 2006 : Actions au niveau de la parentalité.
• 2006-2007 : Adaptation du PNNS métropolitain à la NC sous forme d’un Programme Calédonien Nutrition Santé (PCNS) : rédaction de guides alimentaires, actions d’information.
• 2006-2007 : Mesures réglementaires :
• Interdiction dans tous les lieux scolaires des boissons et aliments à forte densité énergétique et remplacement par des aliments sains (fontaine d’eau fraîche).
• Etiquetage clair des aliments en 3 catégories (fort, moyen, faible) avec code couleur en fonction de la densité énergétique destiné à donner des repères simples à la population générale.
• Affichage clair et compréhensible de la composition et de la densité énergétique des aliments proposés dans les lieux de restauration rapide, les sandwicheries, etc. Ces informations devront être également fournies avec les menus des services de gamelles.
• Création d’un label de qualité diététique sur les aliments.
• Adaptation de la taille des portions fournies par les services de gamelle, restauration rapide, les sandwicheries, etc. aux besoins alimentaires moyens d’une population sédentaire.
• Protection de l’enfance en limitant rigoureusement la publicité pour les aliments et boissons pour enfants en particulier à l’école, à la télévision et à la radio.
• Education diététique de base de toutes les femmes enceintes (période de forte motivation) lors des cours préalables à l’accouchement. Remise de fascicules sur l’alimentation à toutes les mères après l’accouchement en même temps que le carnet de santé.
• Introduction de notions sur l’alimentation saine dans les programmes scolaires dès le primaire.
• Rédaction d’un guide de l’alimentation pour les enfants et adolescents et d’un guide pour tous en adaptant à la Nouvelle-Calédonie les documents rédigés en métropole par l’AFSSA.
• Extension à l’ensemble de la Nouvelle-Calédonie de la supervision des repas servis dans l’enseignement primaire, secondaire et à l’université et les restaurations collectives par une diététicienne diplômée et application adaptée à la Nouvelle-Calédonie[1] de la réglementation métropolitaine sur la restauration scolaire (circulaire interministérielle de juin 2001 relative " à la composition des repas servis en restauration scolaire et à la sécurité des aliments " qui fournit notamment les indications pour améliorer la qualité nutritionnelle des repas scolaires et propose l’amélioration de l’environnement alimentaire au sein des écoles).
• Dépistage de l’obésité en médecine scolaire avec utilisation des courbes d’index de masse corporelle (IMC) de référence (mise à disposition des professionnels des courbes et des disques de calcul de l’IMC
• Distribution au niveau des médecins de disques de calcul de l’IMC chez l’adulte associée à une sensibilisation sur les risques liés à l’obésité.
• Ouverture des équipements sportifs en dehors des heures de classe.
Autres mesures
• Favorisation économique des fruits et légumes, éventuellement par la mise en place de subventions à la production.
• Campagnes médiatiques en faveur d’une valorisation de l’alimentation saine et de l’activité physique (documents papier, émissions TV et radio, jeux et concours, favorisation de l’activité sportive …).
• Facilitation de l’activité physique : passages protégés aux carrefours pour les piétons, amélioration des trottoirs, pistes cyclables, emplacement de parking sécurisés pour vélos à proximité des lieux scolaires, création d’une « journée sans voiture » en ville annuelle.
• Education diététique des parents, particulièrement en tribus et en squats (DPASS).
• Utilisation des relais traditionnels (formation prioritaire privilégiée): coutumiers, religieux mais aussi agents de santé.
• Sensibilisation des médecins généralistes à la nécessité de conseils de prévention chez les personnes à haut risque de diabète, notamment à l’occasion de visites médicales systématiques, de la rédaction de certificat ou de visite médicale du travail.
Evaluation
Etudes épidémiologiques avec mesure de l’incidence du diabète et de l’obésité.
Enquêtes auprès du public (enfants, adolescents, adultes) sur le respect des conseils hygiéno-diététiques.
Valorisation des coûts
30 millions CFPRetour à Programme d'actions

