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La problèmatique actuelle

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LA PREVENTION PRIMAIRE

Contexte :

Il est aujourd’hui reconnu que la nature et la qualité de l’alimentation participe au développement de maladies métaboliques comme le diabète et l’obésité.

Si le diabète concerne actuellement 10 % de la population calédonienne, l’obésité, qui fait le lit de l’insulino-résistance, affecte 40 à 80 % des adultes et 17% des enfants d’âge scolaire.

C’est au sein de cette population qui ne cesse de croître, que seront recrutés la plupart des prochains diabétiques de type 2. La prévention de la sédentarité et de l’obésité concerne l’ensemble de la population.

Certains groupes sont à plus haut risque de diabète : obèses, parents de diabétiques et personnes d’origine polynésienne, ils nécessitent des moyens préventifs renforcés.

Les sujets pré diabétiques (qui ne sont plus des sujets normaux) sont à plus haut risque de diabète encore, mais en terme de prévention primaire en santé publique il est déjà trop tard à ce stade pour être efficace à grande échelle.

La prévention primaire est la plus efficace, elle se maintient sur le long terme et est la moins chère en terme de dépense par personne exposée au risque.

Les déterminants majeurs du diabète ne relèvent pas du domaine de la santé mais de domaines tels que l’éducation, le commerce et l’industrie, l’urbanisme, le niveau socioéconomique, les habitudes alimentaires et la sédentarité.

En conséquence, pour être efficace la prévention primaire nécessite une action transversale intersectorielle dès la conception et jusqu’à sa mise en oeuvre, une collaboration avec les industriels, un lobbying efficace et une mobilisation de toute la société civile.

Problématique en NC :

La prévention primaire axée sur la lutte contre l’obésité sera efficace non seulement sur la prévention du diabète mais aussi sur la prévention des autres complications médicales de l’obésité et des maladies cardiovasculaires.

Le plan diabète élaboré depuis 1994 ne comprend pas de programme de prévention primaire structuré au niveau de la Nouvelle-Calédonie. La présence de boissons ou aliments à haute densité énergétique dans les espaces scolaires engage négativement l’image de l’enseignement et est contraire aux recommandations de prévention du diabète et de l’obésité.

La réalisation d’une l’activité physique pourrait être facilitée et encouragée. Des mesures réglementaires devraient faciliter l’information alimentaire du grand public.

Le dépistage précoce de l’obésité (qui est le principal facteur de risque modifiable du diabète) n’est pas systématique, ceci retarde d’autant sa prise en charge.

Plusieurs études ont montré que la prévention primaire du diabète est possible et efficace (baisse de 58% du risque de diabète).
C’est dans la prévention primaire que l’argent investi est le plus efficient.