Un articles des Nouvelles calédoniennes, du 17 septembre 2009 : Le Congrès redit oui au Médipôle
Source : Site Internet des Nouvelles calédoniennes : www.lnc.nc.
Comme il l’avait déjà fait voici quatre ans, le Congrès a renouvelé hier son adhésion à la construction du Médipôle de Koutio. Entre-temps, le dossier est passé du stade de l’esquisse à celui de l’avant-projet définitif, pour un coût total porté de 37 à 44 milliards. Début des travaux en 2010, ouverture en 2015.
Tous les groupes politiques du Congrès, sauf le Parti travailliste qui s’est abstenu, ont donné leur feu vert au gouvernement pour qu’il embraye la machine : signer l’avant-projet détaillé, déposer le permis de construire et lancer des appels à candidatures internationaux pour la partie centrale du chantier. Une simple délibération de deux articles, habilitant Philippe Gomès à « poursuivre le projet et signer tous actes et conventions afférents à sa réalisation », mais qui a permis de faire le point d’un projet dont la gestation a duré quatre ans, sous trois gouvernements et deux mandatures. Et les élus, comme en 2005, ont dit oui à la poursuite de l’opération, malgré un surcoût de 7 milliards. Ils ont néanmoins formulé quelques recommandations (lire par ailleurs).
Dans sa conception générale, le Médipôle n’a pas vraiment changé au cours des études. Il vise toujours à regrouper en un même lieu les installations parfois vétustes (voire dangereuses) des sites de Gaston-Bourret, Magenta, La Pirogue et Raoul-Follereau. Il comprendra l’hôpital proprement dit, un plateau technique de 12 salles d’opération, un bâtiment logistique, l’institut Pasteur, le centre de radiothérapie dédié au traitement du cancer et un centre de soins de suite et de rééducation (CSSR).
Côté budget, le projet a été réévalué à 44 milliards, soit 7 de plus que prévu à l’origine
L’ensemble sera capable de traiter à l’année 60 000 passages aux urgences, 300 000 consultations et 40 000 hospitalisations, dans une offre de soins coordonnée à l’échelle du territoire avec la création de l’hôpital de Koné et la réorganisation des CHP de Koumac et Poindimié. A Koutio, une partie des locaux publics (Pasteur et la radiothérapie) seront gérés par des structures privées ou mixtes. En revanche, le CSSR sera financé par le secteur privé mais la moitié de ses 80 lits sera gérée par l’hôpital. C’est ce mélange privé/public, justifié par la nécessité de mettre la médecine publique et la médecine privée en complémentarité et non en concurrence, qui a fait tiquer le Parti travailliste.
Côté budget, le projet a été réévalué à 44 milliards, soit 7 de plus que prévu à l’origine mais 6 de moins que le surcoût estimé en fin d’année dernière. 7,8 milliards seront financés par l’Etat dans le cadre des contrats de développement, 8,4 milliards seront apportés directement par le CHT (qui paiera par ailleurs 3,8 milliards d’équipements hospitaliers et les 3 milliards du logipôle), et le solde, 27,8 milliards, sera financé par l’Agence sanitaire et sociale, en partie sur fonds propres, en partie sur emprunt.
Cette agence, financée par la taxe sur les tabacs et alcools, est aussi chargée des programmes de prévention. Ils ne vont pas ralentir, et vont même s’intensifier, a annoncé le gouvernement. Autant dire que le tabac va encore prendre 6 % d’augmentation, que l’alcool ne va pas baisser, et que l’on pourrait même voir apparaître une taxe sur… les boissons sucrées, qui font de gros dégâts en matière d’obésité et de diabète.
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Comme il l’avait déjà fait voici quatre ans, le Congrès a renouvelé hier son adhésion à la construction du Médipôle de Koutio. Entre-temps, le dossier est passé du stade de l’esquisse à celui de l’avant-projet définitif, pour un coût total porté de 37 à 44 milliards. Début des travaux en 2010, ouverture en 2015.
Tous les groupes politiques du Congrès, sauf le Parti travailliste qui s’est abstenu, ont donné leur feu vert au gouvernement pour qu’il embraye la machine : signer l’avant-projet détaillé, déposer le permis de construire et lancer des appels à candidatures internationaux pour la partie centrale du chantier. Une simple délibération de deux articles, habilitant Philippe Gomès à « poursuivre le projet et signer tous actes et conventions afférents à sa réalisation », mais qui a permis de faire le point d’un projet dont la gestation a duré quatre ans, sous trois gouvernements et deux mandatures. Et les élus, comme en 2005, ont dit oui à la poursuite de l’opération, malgré un surcoût de 7 milliards. Ils ont néanmoins formulé quelques recommandations (lire par ailleurs).
Dans sa conception générale, le Médipôle n’a pas vraiment changé au cours des études. Il vise toujours à regrouper en un même lieu les installations parfois vétustes (voire dangereuses) des sites de Gaston-Bourret, Magenta, La Pirogue et Raoul-Follereau. Il comprendra l’hôpital proprement dit, un plateau technique de 12 salles d’opération, un bâtiment logistique, l’institut Pasteur, le centre de radiothérapie dédié au traitement du cancer et un centre de soins de suite et de rééducation (CSSR).
Côté budget, le projet a été réévalué à 44 milliards, soit 7 de plus que prévu à l’origine
L’ensemble sera capable de traiter à l’année 60 000 passages aux urgences, 300 000 consultations et 40 000 hospitalisations, dans une offre de soins coordonnée à l’échelle du territoire avec la création de l’hôpital de Koné et la réorganisation des CHP de Koumac et Poindimié. A Koutio, une partie des locaux publics (Pasteur et la radiothérapie) seront gérés par des structures privées ou mixtes. En revanche, le CSSR sera financé par le secteur privé mais la moitié de ses 80 lits sera gérée par l’hôpital. C’est ce mélange privé/public, justifié par la nécessité de mettre la médecine publique et la médecine privée en complémentarité et non en concurrence, qui a fait tiquer le Parti travailliste.
Côté budget, le projet a été réévalué à 44 milliards, soit 7 de plus que prévu à l’origine mais 6 de moins que le surcoût estimé en fin d’année dernière. 7,8 milliards seront financés par l’Etat dans le cadre des contrats de développement, 8,4 milliards seront apportés directement par le CHT (qui paiera par ailleurs 3,8 milliards d’équipements hospitaliers et les 3 milliards du logipôle), et le solde, 27,8 milliards, sera financé par l’Agence sanitaire et sociale, en partie sur fonds propres, en partie sur emprunt.
Cette agence, financée par la taxe sur les tabacs et alcools, est aussi chargée des programmes de prévention. Ils ne vont pas ralentir, et vont même s’intensifier, a annoncé le gouvernement. Autant dire que le tabac va encore prendre 6 % d’augmentation, que l’alcool ne va pas baisser, et que l’on pourrait même voir apparaître une taxe sur… les boissons sucrées, qui font de gros dégâts en matière d’obésité et de diabète.
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